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Afrique

Bissau : le plan de sortie de crise de la Cédéao divise

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, la Cédéao, a décidé que Manuel Sherifo Nhamadjo, le président du Parlement, prendrait la présidence du pays. Mais la décision est loin de faire l’unanimité.

En effet, la décision de la Cédéao a été immédiatement rejetée par le principal parti politique du pays, le PAIGC de l’ex-Premier ministre Carlos Gomez Júnior. Celui-ci était arrivé en tête au premier tour de la présidentielle, avant que le processus ne soit interrompu par le coup d’État. Le président du Parlement sera chargé de piloter le retour à un gouvernement civil. Or, le nouveau président Manuel Serifo Nhamadjo n’est en réalité que l'homme qui avait été proposé par les militaires qui ont pris le pouvoir à Bissau le 12 avril dernier. La décision de la Cédéao est également mal vue par Corstino Tolentino, analyste politique capverdien. Écoutez ci-dessous l'audio.

Le bras de fer avec le CPLP

Le plan de sortie de crise de la Cédéao risque de creuser un peu plus l’écart entre cette organisation sous-régionale et le CPLP, la Communauté des pays de langue portugaise. Un responsable africain de la CPLP, proche du dossier, explique sous couvert d'anonymat :

Treffen der westafrikanischen Wirtschaftsorganisation ECOWAS in der senegalesischen Hauptstadt Dakar

La CPLP compte plus sur l’ONU pour imposer son plan de sortie de crise, qui passe par le retour des dirigeants déchus

« Vous voyez vous-même que la déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU va plus loin que la décision de la Cédéao. Le Conseil de sécurité demande le respect des institutions, le retour à l’ordre constitutionnel et des mesures pour faire évoluer la situation. Maintenant nous voyons que ces décisions qui sont en train d’être prises ne correspondent pas à cela. Il y a la nécessité de sanctionner le coup d'État et aller de l'avant. Tout le monde ne veut pas parler de Carlos Gomez Júnior et du président destitué alors que ce sont des personnalités légitimes dans le cadre démocratique. »

Il faut noter que la CPLP compte plus sur l’ONU pour imposer son plan de sortie de crise, qui passe par le retour des dirigeants déchus. Pour un autre analyste politique capverdien, Antonio Corea, c’est avant tout une lutte de leadership entre deux géants du continent sur le plan diplomatique : le Nigeria, qui assure la médiation au nom de la Cédéao, et l’Angola au nom de la CPLP. Le ministre d'État angolais en charge de la coopération économique, Manuel Vicente, a de son côté indiqué que l'Angola pourrait rester en Guinée-Bissau, mais à la demande de la communauté internationale.

Auteur : Kossivi Tiassou
Édition : Anne Le Touzé

Écouter l'audio 00:42

"La décision de la Cédéao n’a pas les conditions d’être efficace… C'est un double coup" (l'analyste capverdien Corstino Tolentino)

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