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Afrique

Bilan mitigé pour les communales au Mali

Plus de 7 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes sur toute l'étendue du territoire national pour élire des conseillers communaux. Un scrutin maintes fois reporté à cause notamment de l'insécurité.

Écouter l'audio 02:04

"Cela ne servait d'exposer la vie des gens" (Soumaila Cissé, opposition)

Vu de Bamako, la journée électorale de ce dimanche aura été calme et paisible. Après une campagne quelque peu morose, les habitants de la capitale ont pu se rendre aux urnes pour accomplir leur devoir citoyen. Pas d'incident majeur à signaler et même une bonne affluence à en croire le président de la commission électorale nationale indépendante CENI, Mamadou Diamoutani : "ce centre dans lequel j'ai voté est un centre qui frappe par la mobilisation des électeurs. C'est la première observation, très positive. Je pense que ça être la même chose dans tous les lieux où le vote a pu être organisé."

Dans le centre et le nord, pas de scrutin

Si le vote s'est plutôt bien déroulé dans la capitale et dans les autres régions notamment du sud du pays, la participation des régions du nord n'a pas été effective, selon des journalistes joints sur place. Kidal mais aussi la toute nouvelle région de Ménaka n'ont pas voté ce dimanche et le scrutin ne s'est pas tenu également dans certaines circonscriptions électorales des régions de Gao, Tombouctou et même de Mopti au centre du pays. 

Environ 12.000 conseillers municipaux doivent être désignés. Leurs mandats sont échus depuis avril 2014.

Environ 12.000 conseillers municipaux doivent être désignés. Leurs mandats sont échus depuis avril 2014.

Une situation que déplore le chef de file de l'opposition Soumaila Cissé "Le matériel a été saccagé dans des endroits. Des hommes ont eu des menaces de mort. Je crois que ceci est préjudiciable pour la démocratie que nous voulons construire. Je crois que ce n'est pas par la politique de l'autruche que le gouvernement peut régler les problèmes. Le gouvernement doit écouter, le gouvernement doit prendre la mesure des choses. Il y a des communes, tout le monde savait qu'il pouvait y avoir des difficultés. Cela ne servait à rien d'exposer la vie des gens. Cela ne servait à rien de laisser les gens dépenser de l'argent, s'épuiser pour arriver à la fin à ne rien faire. Je crois qu'il fallait prendre la mesure des choses. Regarder tranquillement là où on peut faire des élections et là où on ne peut pas. Là où on ne peut pas faire les élections, ce n'est pas la fin du monde! La loi autorise jusqu'à six mois pour faire des élections." 

Autorités intérimaires 

A noter que l'opposition et certains groupes armés avaient émis de sérieuses réserves quant à la tenue de ces communales ce dimanche mais le gouvernement malien ne voulait pas entendre parler d'un énième report du scrutin. Le gouvernement qui disait espérer ne pas avoir à mettre en place des autorités intérimaires au niveau des communes et qui devra certainement y penser dès à présent. 

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