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Afrique

Bilan controversé pour l'ONU en Côte d'Ivoire

Alors que l'ONUCI s'apprête à plier bagage, certains analystes estiment que l'opération n'a pas été à la hauteur des attentes.

Écouter l'audio 02:06

"L'observateur attentif ne perçoit pas le rôle qu'a joué l'ONUCI..." (Pierre Dagbo Gode)

L’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) est censée quitter le pays à la fin de ce mois. Depuis 2004, cette opération avait pour objectif de protéger les civils et de soutenir le gouvernement dans le désarmement et la réforme du secteur de la sécurité.

A l’issue de ce long et délicat processus, plus de 67.000 ex-combattants ont été démobilisés, désarmés et réintégrés. C'est en substance ce qu'annonce  Aichatou Mindaoudou, la représentante spéciale des Nations Unies en Côte d’Ivoire. L’ONUCI a également accompagné le gouvernement dans les élections de 2011, celles de 2015  ainsi que lors du référendum de 2016. 

Un bilan flatteur qui ne fait pas l'unanimité

Voilà une vision qui n'est pas du goût de tous les experts, dont beaucoup estiment que la cohésion sociale peine toujours à s’établir. Le politologue ivoirien Pierre Dagbo Gode affirme ainsi que le processus de désarmement a été un échec.


"Il y a une enquête en cours concernant la découverte des armes chez les partisans de l’actuel président de l’Assemblée nationale. L’observateur attentif ne perçoit pas très bien le rôle qu’a joué l’ONUCI , puisqu'elle n’a pas aidé les Ivoiriens a se réconcilier"


Pierre Dagbo Gode estime par ailleurs que des raisons financières seraient à l’origine de cette mission inachevée de l'ONUCI. Un argument qui ne convainc pas Aishatou Mendougou. Pour elle, l'ONU n'avait pas pour vocation de tout régler dans un pays. Désormais, c'est au gouvernement ainsi qu'à ses partenaires de finir le travail.

"Une sortie de crise n’est pas linéaire. Il y aura certainement des avancées, des reculades , mais ce qui est certain, c’est l’engagement des populations et des autorités à rester sur la voie de la stabilité."


Les chantiers ne manquent pas, affirme de son côté Ousmane Zina, politologue à l’Université de Bouaké. Selon lui, l’ONUCI jouait notamment le rôle d’arbitre en cas de conflits et "pour tout pays sortant de la crise, il y a toujours nécessité d’une force d’interposition".

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