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Allemagne

Berlin prépare le sommet du G 20

Sommet du G7 à Rome, sommet du G20 à Londres, réunion du FMI à Washington: sur la scène politique internationale, les acteurs ne dorment pas. Le thème central qui les agite : la crise financière.

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La Chancelière Angela Merkel avec le président francais Nicolas Sarkozy

Le dilemne: si tous les gouvernements savent que ce n’est qu’ensemble qu’ils ont une chance de trouver une issue à cette crise, chacun pense d’abord à ses propres intérêts immédiats. Dimanche à Berlin, Angela Merkel espère qu’ une position européenne commune pourra être trouvée. En préparation du prochain sommet du G20 début avril à Londres, la chancelière allemande recoit les chefs d’Etat et de gouvernement de France, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, d’Italie, d’Espagne, de Tchéquie et du Luxembourg . ´

Un incendie éclate dans une grande salle. Il existe plusieurs sorties de secours. Mais ce n’est que si tous les occupants agissent rapidement, de manière disciplinée et raisonnable que la plupart pourront sortir sains et saufs de cette dangereuse situation. Sinon, c’est le chaos qui l’emporte et le nombre des victimes est alors plus important. C’est un peu l’image de ce qui se passe actuellement avec la crise économique. Il faut que les chefs de gouvernements comme tous les acteurs économiques et financiers soient conscients que ce n’est qu’ensemble et de manière solidaire que l’on pourra trouver une issue à la crise affirme la Chancelière Angela Merkel :

„ ...nous avons besoin de règles communes pour les états membres de l’Union européenne en ce qui concerne la concurrence. Les nombreuses mesures nationales de soutien ne doivent pas aboutir pas à des désiquilibres dans cette concurrence …“

Déjà, un fantôme jette son ombre: le protectionnisme. Pour certains, il pourrait être tentant d’isoler ses marchés et d’encourager la demande de ses propres produits nationaux. Mais la globalisation fait que les Etats sont économiquement dépendants les uns des autres et à la fin un tel protectionnisme ne ferait que provoquer un effondrement total du commerce mondial. A Bruxelles, on s’inquiète par exemple que Paris accorde d’énormes subventions à ses fabricants automobiles tout en les appelant à fermer des usines dans l’est de l’Europe pour protéger des emplois en France.

Jose-Manuel Barroso gestikuliert

Le président de la Commission européenne Jose-Manuel Barroso

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso insiste sur la nécessité de critères précis pour l’accord de subventions étatiques , il veut le rappeler à tous dimanche à Berlin:

„Cela durera un moment jusqu’à ce que nous ayons surmonté cette crise, mais nous la surmonterons. Nous avons tiré les lecons du passé. Nous avons les institutions adéquates, les instruments adéquats et la politique adéquate. Mais seulement si nous travaillons ensemble au niveau européen et non pas les uns contre les autres. Et la rencontre des chefs de gouvernement européens du G 20 dimanche à Berlin est un pas important pour dégager une position européenne claire et commune pour le G20 le deux avril à Londres ...“

Les ministres des Finances seront également présents ce dimanche à Berlin et Peer Steinbrück, le ministre allemand veut rappeler à ses collègues les engagements pris en novembre dernier déjà à Washington. Peer Steinbrück:

„ L’un de ces engagements pris à Washington doit être absolument respecté : aucun acteur financier , aucun marché financier et aucun produit financier ne doit pouvoir à l’avenir échapper à une stricte régulation .“

Dans un plan en 47 points, les Etats du G20 s’étaient alors engagés à tout entreprendre pour qu’une telle crise puisse être évitée à l’avenir .