Berlin adopte la loi sur la taxation des banques | International | DW | 25.08.2010
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International

Berlin adopte la loi sur la taxation des banques

Berlin a adopté aujourd’hui une loi décisive pour faire face à des crises financières futures : les grandes banques devront être taxées afin de mettre en place un fond mobilisable en cas de remous économiques.

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Les banques allemandes devront préparer l'avenir

L’étau se resserre autour des banques. En cas de crise, il n’est plus question que le contribuable paye les pots cassés. L’Etat allemand cherche en effet à empêcher que les grandes banques doivent être sauvées à coup de milliards de fonds publics comme ça a été le cas en 2008-2009 pour éviter que toute l’économie du pays ne s'effondre. Les banques sont désormais appelées à cotiser dans un fonds commun pour faire face aux prochains remous de l'économie. Le gouvernement allemand prévoit que cette mesure permettra de récolter 1,3 milliard d’euros par an. Le ministre des finances Wolfgang Schäuble, salue cette nouvelle taxe: « La mise en œuvre de cette loi bancaire, adoptée aujourd’hui par le gouvernement est un pas essentiel pour tirer toutes les leçons de la crise. »

Deutschland Haushalt Regierung Finanzminister Wolfgang Schäuble

Le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble est favorable à la taxation des banques.

L’opposition considère que le fonds ne sera pas suffisant pour faire face à une crise éventuelle et que le contribuable sera donc quand même invité à mettre la main à la poche. Par ailleurs les syndicats dénoncent que les banques n’aient pas eu à payer pour la crise passée. De leur coté les « Sparkassen », caisses d’épargne allemandes, s’opposent à cette initiative. Elles soulignent que ce sont les banques privées qui sont responsables de la crise et que les caisses d'épargne n'ont pas à porter le chapeau.

Filiale Lehman Brothers in Frankfurt

La chute de la banque Lehman Brothers avait précipité la crise.

Christian Achilles, représentant de la caisse d’épargne allemande : « Cette loi, c’est comme si on demandait aux personnes qui conduisent une voiture de payer une assurance pour les accidents des chauffeurs de camions. »

Les sphères économiques et bancaires quant à elles, ont fait savoir que cette mesure risquait d’asphyxier l’économie, puisque qu’elle ne serait plus en mesure d’alimenter les marchés avec de nouveaux capitaux. Mais le gouvernement allemand n’a pas fléchi face à ces remises en cause.

Les autres capitales européennes ont d’ailleurs déjà décidé de mettre en œuvre des mesures comparables. L’impôt européen sur les transactions bancaires est également évoqué, mais même si Paris et Berlin y sont favorables, ses chances d’aboutir sont minimes.

Auteur: Sylvie Ernoult
Edition: Sandrine Blanchard

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