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Vu d'Allemagne

"Ben Istanbulum!" (Je suis Istanbul!)

Un thème domine encore largement les commentaires des journaux allemands et figure souvent en Une : l'attentat terroriste qui a fait 42 morts et 230 blessés mardi, à l'aéroport international Ataturk à Istanbul.

"Avec ces actions terroristes à l'aéroport international d'Istanbul, le groupe "Etat islamique", a frappé une cible stratégique sensible de la Turquie, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung :

Türkei Explosionen und Schüsse am Flughafen in Istanbul

L'une des armes des terroristes sur le sol de l'aéroport après l'attentat

"Si les visiteurs internationaux, touristes, hommes d'affaires, ou artistes devaient désormais éviter de se rendre en Turquie, le centre créatif et dynamique de la Turquie serait alors paralysé. Istanbul et toute la Turquie risqueraient de devenir de plus en plus semblables aux villes et pays du Proche-Orient, dans lesquels la terreur fait déjà partie de la vie quotidienne. L'instabilité prendrait le dessus sur la vitalité. Elaborer des théories de complots n'aidera pas la Turquie à sortir de cette situation. Il faut bien plus mettre en place une étroite coopération avec l‘Europe pour stopper la vague terroriste ", croit la FAZ.

Türkei Razzia gegen IS in Istanbul

Razzia des forces de sécurité à Istanbul au lendemain de l'attentat à l'aéroport international Ataturk

"L‘attentat montre à quel point il est nécessaire que la Turquie revienne à une politique du dialogue et du pragmatisme vis à vis de ses voisins et partenaires. C'est ce que croit aussi le quotidien régional Badische Zeitung de Fribourg: "Le président Erdogan doit se demander s'il ne porte pas une part de responsabilité dans les actions terroristes de la milice de l' "Etat islamique" dans son pays. Ankara a trop longtemps minimisé le danger. Dans le conflit syrien, le président turc a trop longtemps misé sur la chute du régime de Bachar alAssad.

Türkei PK Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a-t-il une part de responsabilité?

Selon le principe 'l'ennemi de mon ennemi est mon ami', il a trop longtemps laissé le groupe Etat islamique agir à son gré dans la région frontalière entre la Turquie et la Syrie "...

La compassion avec les victimes

Plusieurs journaux se penchent sur les différentes manières de compatir avec les victimes du terrorisme, selon les régions frappées par les attentats…

C'est le cas de la taz dont la Une montre la „skyline“ d'Istanbul en blanc sur fond noir avec le titre en turc: "Ben Istanbulum! " (Je suis Istanbul !) inspiré du slogan "Je suis Charlie".

Türkei Anschlag am Flughafen in Istanbul - Abflughalle am Tag danach

Un jour plus tard, dans la halle de départ de l'aéroport Ataturk, on essaie de revenir à la normale

"Dans nos têtes (en Allemagne) il existe toujours deux catégories de victimes du terrorisme", critique l'éditorialiste : "les uns sont morts à Paris ou Bruxelles et leur mort nous touche au plus profond de notre âme. Et les autres qui, si souvent, sont tués en Turquie, en Irak ou en Israël et pour lesquels l'occident ne montre qu'une compassion réservée. Plus la proximité est grande, plus grande est la compassion ?– c'est peut-être une explication. Mais de manière implicite, on pense souvent ici que le terrorisme islamiste est un conflit local inhérent à certaines régions. Les victimes sont dignes de compassion, mais nous ne nous identifions pas avec elles. Or, souligne le quotidien de Berlin, ce point de vue est à la fois erroné et insensé. Les terroristes d‘Istanbul voulaient rappeler Bruxelles et Paris à l'opinion publique internationale. Eux ne font pas de différences – et nous ne devrions pas en faire non plus, conclut la taz ."

"Brutal et dévastateur : le terrorisme qui a frappé l'aéroport Atatürk à Istanbul prouve que l'hydre a toujours de nouvelles têtes qui poussent, souligne le quotidien de Münster Westfälische Nachrichten. L'espoir qu'il existe quelque part un havre de paix et de sécurité est illusoire. Certains ici se rassurent en pensant que la Turquie, c'est loin. Mais le monstre Terrorisme peut frapper demain déjà à Londres, Francfort ou n'importe où ailleurs…"

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