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Afrique

Baldal Oyamta: "Je n'ai pas été reçu à la Présidence tchadienne"

Le coordonnateur national de la Ligue tchadienne des droits de l'Homme et membre de la coalition « Ça suffit » nie avoir été approché par le pouvoir. Il n'ira sans doute pas voter dimanche.

Écouter l'audio 09:07

"Je n'irai pas voter dans les conditions actuelles" (Baldal Oyamta, LTDH, "Ça suffit")

Dimanche, les Tchadiens sont appelés à voter. Treize candidats briguent le fauteuil présidentiel pour les cinq années à venir, face au chef de l’Etat sortant, Idriss Deby Itno, candidat à sa propre succession. Le président actuel est arrivé au pouvoir par la force en 1990, et plusieurs regroupements de la société civile réclament une alternance à la tête du pays.

Contestation réprimée

Des manifestations ont été organisées début avril, malgré leur interdiction par les autorités. Des leaders des organisations qui ont initié la protestation ont été interpellés. Le parquet a requis six mois de prison ferme contre cinq d’entre eux. Le verdict est attendu le 14 avril prochain. Un autre a été déféré hier et comparaitra lundi devant la justice. L’Union des syndicats du Tchad a décidé de boycotter sa participation à plusieurs institution, dont la CENI, et appelle à la grève jusqu’à obtention de la libération des militants.

Mais des divisions se font jour au sein des divers mouvements de la société civile, certains leaders auraient été approchés par les autorités, avant le scrutin de dimanche. Baldal Oyamta, coordonnateur national de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme et membre de la coalition « Ça suffit », nie faire partie de ceux-là, contrairement à des informations publiées sur notre site internet qui affirmaient que Baldal Oyamta et son collègue Barka Michel avaient été reçus par un conseiller du président Deby. Faux, donc, d’après Baldal Oyamta. Ecoutez l'interview qu'il nous a accordée en cliquant sur l'image ci-dessus.

Mission d'observation africaine

Une Mission d’Observation Electorale de l'Union Africaine est arrivée au Tchad hier soir, à 48 heures du scrutin présidentiel. Elle aura pour mission de rendre compte du déroulement du vote, alors que l'opposition et la société civile multiplient les accusations de fraude électorale, concernant notamment la revente de cartes d'électeurs. Selon eux, une fraude massive serait préparée par le MPS, parti du président-candidat Idriss Déby Itno. À la tête de la mission de l'UA, Dionconda Traoré, ancien Président de Transition de la République du Mali - il explique l’objectif de sa mission au micro de notre correspondant Dariustone Blaise à N’Djamena, la capitale Tchadienne. Cliquez ici pour l'entendre.

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