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Afrique

Béchir : ira ou ira pas ?

Pour pouvoir participer, comme il le souhaite, à la prochaine Assemblée nationale de l'Onu, le président soudanais Omar el-Béchir a demandé aux Etats-Unis de lui accorder un visa. Une demande qui embarasse Washington.

Omar El Béchir est sous le coup de deux mandats d'arrêt de la Cour Pénale Internationale.

Omar El Béchir est sous le coup de deux mandats d'arrêt de la Cour Pénale Internationale.

Selon un accord signé en 1947 entre l'ONU et les Etats-Unis, les autorités américaines ne doivent pas imposer d'obstacles aux représentants des pays membres souhaitant se rendre au siège de l'Organisation, qui se trouve en territoire extranational. Mais selon le professeur de droit international Christian Tomuschat, cet accord ne s'applique pas au cas d'Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide dans le conflit du Darfour :

« Cette situation est tout à fait différente parce que selon le système des Nations Unies dit c'est un criminel, il ne doit pas pouvoir participer à la vie internationale et c'est pour ça, qu'à mon avis, cet accord ne s'applique pas dans ce cas. »

Écouter l'audio 02:00

Selon le Soudan, son président veut "se rendre au siège des Nations unies et non pas dans l'État abritant ce siège".

Washington doit de coopérer avec la CPI

La Cour Pénale Internationale a demandé hier aux Etats-Unis d'arrêter Omar el Béchir au cas où il se rendrait à l'ONU.

Washington n'a pas adhéré au statut de Rome qui a créé la CPI mais s'est engagé à soutenir son action. "Les Etats-Unis doivent coopérer", souligne le porte-parole de la Cour, Fadi El Abdallah : « Il y a une obligation pour les Etats qui adhèrent au statut de Rome d'arrêter monsieur El Béchir. Ceci n'empêche pas les Etats qui n'y adhèrent pas de coopérer sur une base volontaire. »

Pour Christian Tomuschat, le Soudan aurait pu désigner un diplomate à la place du président Béchir pour assister à l'Assemblée générale : «Le Soudan a toutes les possibilités d'envoyer un autre représentant. Mais le président non. Il est vraiment hors-la-loi. Il ne peut pas se présenter à l'Assemblée nationale. »

Pour l'instant, l'Onu joue la carte de la prudence et souhaite que le président soudanais coopère avec la CPI tout en laissant le soin à Washington de décider sur la question de visa.

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