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Europe

Avec un Z comme Zapatero

Le 9 mars dernier, les Espagnols ont reconduit au poste de Premier ministre le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero. Mais quels seront au juste les enjeux politiques, économiques et sociaux de ce nouveau mandat ?

José Luis Rodriguez Zapatero (PSOE) salue ses électeurs après sa victoire

Bain de foule pour le Premier Ministre espagnol fraîchement réélu...

  • L' Européen de la semaine :

    José Luis Rodriguez Zapatero

    Zapatero en campagne avant les élections législatives du 9 mars 2008

    "Nous sommes plus", l'un des slogans du candidat socialiste

    Net vainqueur des élections législatives de dimanche dernier, José Luis Rodriguez Zapatero restera quatre ans de plus à la tête du gouvernement espagnol. Malgré tout, avec 169 sièges contre 154 pour le Parti Populaire, les socialistes ont manqué de peu la majorité absolue au Parlement national. Portrait du Premier Ministre espagnol avec Naïma Guira.

    De Bambi au Roi Lion

    A 47 ans, avec ses grands yeux bleus, son sourire franc et sa silhouette juvénile, José Luis Rodriguez Zapatero a gardé cet air de gentil garçon qui lui a autrefois valu le surnom de « Bambi » - pas très flatteur pour un politicien, il faut bien l’avouer.

    Mais sous cet air innocent, le chef du gouvernement espagnol fraîchement réélu cache une personnalité résolument déterminée à moderniser son pays. Au terme de son premier mandat de 4 ans, le chef de file des socialistes espagnols a en effet présenté un bilan à faire pâlir d’envie nombre de ses homologues européens… tout en reconnaissant avoir commis des erreurs :

    « Je gouvernerai en approfondissant les choses que nous avons bien faites et en corrigeant les erreurs commises. Je placerai ce nouveau mandat sous le signe du dialogue social et politique. »

    Quant à ses concitoyens, c’est désormais au Roi Lion qu’ils préfèrent comparer celui qui, à peine arrivé au pouvoir, a ordonné le retrait des troupes espagnoles d’Irak.

    « Avec un Z comme... Zapatero »

    José Luis Rodriguez Zapatero le soir de la victoire

    Un slogan qui n’est pas sans évoquer un certain vengeur masqué, infatigable défenseur des opprimés...

    Pourtant, c’est à une autre légende du cinéma qu’a choisi de faire allusion le Premier Ministre sortant lors de sa campagne électorale. En effet, c’est sous le slogan « Avec un Z comme… Zapatero » que le candidat du PSOE, le parti socialiste espagnol, a brigué un second mandat. A l'annonce des résultats le 9 mars dernier, Zapatero-Zorro a donc tout naturellement promis de gouverner pour les pauvres, les femmes et les jeunes.

    Plus que partout ailleurs, c’est en effet sur le plan social que Zapatero fait figure de modernisateur. En 2005, malgré l’opposition farouche du Parti Populaire et de l’Eglise catholique, il a ainsi fait voter une loi autorisant le mariage homosexuel. On lui doit également la suppression de l’enseignement religieux obligatoire à l’école.

    A retenir aussi de son premier mandat, la régularisation en masse de quelque 700 000 sans-papiers, ainsi que le renforcement de la législation contre les violences faites aux femmes.

    Le défi du séparatisme basque

    Drapeau espagnol avec inscription NON à l'ETA

    L'attentat de l'ETA du 7 mars a déclenché une vague de protestation en Espagne

    Mais les défis à relever au cours de ce second mandat seront aussi nombreux. Ainsi, un nouvel attentat meurtrier attribué à l’ETA est venu endeuiller le pays à la veille des élections. Pour le chef du gouvernement espagnol, un douloureux rappel de l’échec du dialogue entamé en juin 2006 avec l’organisation séparatiste basque. La question des nationalismes régionaux sera donc sans aucun doute l’un des principaux chantiers de son second mandat. Pourtant, Zapatero se veut serein : « Une nouvelle étape sans crispation, une étape qui exclue la confrontation, une étape qui recherche le consensus dans les affaires de l’Etat. »

    L'économie espagnole s'essouffle…

    José Luis Rodriguez Zapatero devra agir vite pour faire face à la hausse du chômage et au ralentissement de la croissance, croissance basée sur un secteur immobilier jusqu’alors florissant et sur l’endettement du secteur privé. La multiplication des emplois précaires et mal payés telle qu’elle a été pratiquée jusqu’ici n’est évidemment pas une solution durable. Certes, l’Espagne présente pour le moment le deuxième excédent budgétaire de la zone euro, mais cela ne sera peut-être pas suffisant pour relancer l’économie du pays…

    Prochaines échéances européennes

    Alors que Madrid devrait ratifier le Traité de Lisbonne au second semestre 2008, le Président français Nicolas Sarkozy a souligné que l’Espagne serait l’un des principaux piliers de sa future Union pour la Méditerranée. Un projet sur lequel Zapatero, plutôt partisan d’un renforcement du processus de Barcelone, a déjà émis des réserves…

    • Cultures d'Europe :

      Die Mittagsfrau (La Femme de midi), de Julia Franck

      Julia Franck pose avec son roman Die Mittagsfrau en 2007 (Prix du livre allemand, Francfort)

      Avec son roman Mittagsfrau, Julia Franck a remporté en 2007 le prix du livre allemand.

      Elle fait partie de la nouvelle génération des écrivains allemands : Julia Franck a été couronnée en octobre dernier par le Prix du Livre allemand pour son roman « Die Mittagsfrau », la Femme de midi. Celui-ci est d’ailleurs depuis des mois en tête des ventes de livres en Allemagne. Il s’en est ainsi déjà vendu quelque 350 000 exemplaires. Julia Franck fait aussi salle comble lors de ses lectures publiques. C’est lors d’une de ces lectures à Bonn que Elisabeth Cadot l’a rencontrée. Pour essayer de comprendre l’engouement des Allemands pour ce roman de 450 pages qui raconte le destin d’une jeune femme issue d’une famille juive et ceci à travers les deux conflits mondiaux du 20e siècle.

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