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Afro-presse (hebdomadaire)

Au Zimbabwe, une juge de Harare remet 65 opposants en liberté

A Harare, au Zimbabwe une juge a clos un procès contre des opposants au président Robert Mugabe et ordonné la remise en liberté de 65 accusés.

Un procès à l'issue inhabituelle

Au Zimbabwe, un procès contre des opposants a échoué de manière spectaculaire et inhabituelle pour ce pays dirigé d’une main de fer depuis des décennies par le président nonagénaire Robert Mugabe rapporte la taz, die tageszeitung. Un pays où la justice est habituellement un organe dévoué au régime. Mais mardi dernier, le tribunal de la capitale Harare a remis en liberté 65 personnes, dont une dizaine d’adolescents qui, le 4 juillet dernier, avaient osé manifester contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

Simbabwe Harare Demonstration Polizei Gewalt (picture-alliance/AP Photo/T. Mukwazhi)

La police zimbabwéenne est entraînée à réprimer toute manifestation anti-gouvernementale.



Tous étaient accusés d’avoir perturbé l’ordre public et porté atteinte à la sécurité publique en bloquant la circulation dans la capitale par leurs manifestations et barrages. Par ailleurs, un véhicule de police aurait été endommagé.

Mais la juge Victoria Mashamba a rejeté la plainte pour vices de procédures. La magistrate a indiqué que la police n’avait pas mené les interrogatoires de manière correcte. Seules les déclarations de 23 des 65 accusés ont été présentées, il manquait des témoins et des protocoles.

Maintenant on attend l’issue d‘un autre procès en cours contre un prêtre qui avait prédit la mort du président. Le Pasteur Patrick Philip Mugadza de l’Eglise "Remnant Church" avait été arrêté en janvier après avoir déclaré que Dieu lui avait dit que Robert Mugabe mourrait le 17 octobre 2017. Mugadza est accusé de blasphème.

Simbabwe Robert Mugabe wird 93 (Getty Images/AFP/J. Njikizana)

Robert Mugabe, le jour de son 93ème anniversaire, le 21 février à Harare.

Le président qui a fêté il y a peu son 93ème anniversaire, a repris lundi ses activités officielles, après un séjour médical à Singapour. La police zimbabwéenne avait interpellé vendredi deux journalistes du principal journal indépendant du pays après la publication d'un article mettant en doute la bonne santé du président Mugabe après son départ pour Singapour. Malgré des rumeurs sur son état de santé, Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980 ne pense pas du tout à la retraite. Candidat à sa propre succession pour les élections de 2018, il s'est toujours gardé de désigner un successeur et assure qu'il compte régner jusqu'à ses 100 ans...

 

Un retour difficile…

 

Sous le titre : „Retour dans un pays natal étranger“ le quotidien Neues Deutschland évoque le retour volontaire au pays, de Somaliens ayant vécu de longues années dans le camp de refugiés de Dadaab au Kénya.

Créé en 1991, peu après le début de la guerre civile en Somalie, le camp de réfugiés de Dadaab au Kenya voisin a, à une certaine époque, compté jusqu’à 500.000 habitants, en majorité des Somaliens. Le gouvernement kényan voulait fermer ce plus grand camp de réfugiés au monde à la fin novembre 2016, avant de prolonger le délai de 6 mois. Des habitants ont déclarés avoir été mis sous pression pour déguerpir de Dadaab.

Kenia Flüchtlingslager Dadaab (Getty Images/AFP/T. Karumba)

Vue globale de la partie est du camp de réfugiés de Dadaab au Kenya.



Mais récemment la Cour Suprême du Kenya a interdit la fermeture du camp, la jugeant inappropriée et arbitraire. Selon la plus haute instance du pays, l’expulsion des réfugiés enfreint la Constitution. On attend maintenant la réaction du gouvernement à ce jugement. Mais les quelque  260.000 habitants de Dadaab peuvent de nouveau espérer.

L’UNHCR, le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés qui soutient le rapatriement en Somalie de ceux qui le veulent, souligne toujours qu’il ne s’agit pas là d’une aide à l’expulsion pour les autorités kényanes. Jusqu’ici, plus de 40.000 Somaliens ont profité du soutien du HCR.

Kenia Flüchtlingslager für Flüchtlinge aus Somalia (picture-alliance/AP Photo/J. Delay)

Des réfugiés somaliens attendent leur enregistrement en dehors du camp de Dadaab à 100km de la frontière somalienne.


Le journal raconte le retour volontaire en Somalie d’une famille, celle de Mohammed Shiekuna et de sa femme Sarah Ulow Abdi. Sahra, blessée par une grenade à Mogadiscio et avait fui vers le Kenya. A Dadaab, elle avait trouvé quelque chose qui ressemblait à la paix « Pas de combats, pas de guerre, pas de tirs ». Mais dès son retour à Mogadiscio, la peur est revenue ». Même son mari Shiekuna qui dit ne s’être jamais senti chez lui dans le camp de Dadaab, est déçu. »Je n’ai pas de travail, nous n’avons pas assez à manger- à Dadaab c’était mieux. Shiekuna sait que la situation en Somalie peut à tout moment empirer. »Si de nouvelles violences éclatent, nous partirons tout de suite, en courant«, dit Shiekuna. Même s’il ne sait pas dans quelle direction.

 

 

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