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Afrique

Au Mali, la réforme voulue par IBK divise

Malgré le report "à une date ultérieure" du projet de révision de la Constitution, l’opposition et la société civile multiplient les actions pour contraindre le pouvoir à retirer purement et simplement le projet.

Écouter l'audio 02:06

"Ce n’est pas le moment, on a d’autres soucis à gérer" (Sy Kadiatou Sow, présidente du collectif "Touche pas à ma Constitution")

Les détracteurs de ce référendum jugent inopportune la tenue de ce scrutin, alors qu’un pan entier du territoire national est occupé par les jihadjistes. Mieux, à travers cette modification de la Constitution de 1992, ils soupçonnent le président Ibrahim Boubacar Keita de vouloir renforcer ses pouvoirs, avec à la clé des desseins inavoués.

Sy Kadiatou Sow, présidente du collectif "Touche pas à ma constitution" regrette que "tout  le monde dit: attention, ce n’est pas le moment. On a d’autres soucis à gérer. On à l’insécurité á régler, on à des problèmes de gouvernance qu’il faut  prendre  en compte... On veut qu’il y ait des mesures prises dès maintenant pour essayer de régler les problèmes auxquels les populations de ces régions  du nord et du centre sont confrontées", explique-t-elle.

"Et quand le contexte sera favorable et qu’on arrivera à ouvrir le dialogue au niveau national avec tous les maliens : à ce moment là, il n'y a pas de problème. On peut aller vers un référendum."

Mais les autorités maliennes affirment ne pas vouloir céder à ces pressions. Elles compte maintenir ce référendum, assure le ministre des droits de l'homme et de la réforme de l'état, Maitre Kassoum Tapo.

Meeting le 1er juillet

"Le report est justifié par un recours déposé par l’opposition parlementaire et pour juger ce recours, la Cour Constitutionnelle a un délai d’un mois", explique Maitre Kassoum Tapo. "Le recours ayant été déposé le 16 juin, la Cour a jusqu’au 16 juillet  pour vider sa saisine. Ce qui nous amène au-delà de la date du 9 juillet prévu. La Cour a donc écrit pour nous proposer un report, c’est tout. Et ce n’est pas sûrement un retrait du texte. On n’a même pas le choix aujourd’hui. Si on veut mettre en œuvre les accords d’Alger, on est obligé de faire le referendum."

La présidente du collectif "Touche pas à ma constitution" Sy Kadiatou Sow prévient : si le projet de texte n’est pas retiré, les manifestations de protestation vont se multiplier au Mali et à l’étranger.

Un grand meeting est d’ailleurs prévu le 1er juillet prochain à Bamako. Tout un symbole, car il aura lieu la veille du sommet du G5 Sahel en présence du président français, Emmanuel Macron.

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