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Afrique

Au Mali, la Minusma songe avant tout à se protéger

Les populations maliennes dénoncent l’inaction des forces de l’ONU. Elles sont accusées de veiller avant tout à leur propre protection plutôt qu'à celle des populations.

Écouter l'audio 01:40

"La Minusma peut plier bagage, elle ne nous sert à rien" (Hamza Maiga habitant de Tombouctou)

La Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali), une mission des Nations-unies, intervient pour aider les autorités à stabiliser le pays. Mais celle-ci est accusée de dépenser des sommes colossales pour sa propre protection plutôt que celle des populations.

Hamza Maiga, membre de la société civile à Tombouctou, pense que la mission de l’ONU peut plier bagage.

 "On ne voit vraiment pas l'efficacité de la Minusma parce qu’elle n’est pas là pour la population", estime-t-elle. "Avant-hier, dans une localité dont je préfère taire le nom, les jeunes s’affrontaient et il n'y avait personne pour intervenir, c’est la communauté elle-même qui a fait la médiation pour qu’il n'y ait pas de tuerie. Maintenant quelle est leur utilité s’ils ne peuvent pas intervenir et protéger les populations?", se demande Hamza Maiga.

 

La Minusma cible des terroristes

Selon Clément Dembélé, professeur de sciences politiques à l’université de Bamako, la Minusma a besoin de se protéger car elle est, elle-même, la cible d’attaques terroristes. 

"On ne peut pas dire qu’elle peut sécuriser à 100% les populations c’est faux, ce n’est pas possible. Quand vous allez dans un camp de la Minusma, celle-ci est barricadée complètement", explique-t-il. "Mais dans cette ville, vous allez trouver qu’il y a souvent des attaques terroristes", poursuit le professeur.

Clément Dembélé estime aussi que la stratégie militaire mise en place ne fonctionne pas.

"Les populations ont ce sentiment que la Minusma à besoin de se protéger plutôt que d’aller affronter le danger. Ça, c’est une réalité du terrain, mais ça ne répond pas aux besoins des populations qui ont le sentiment que la Minusma est là mais qu'elle les a abandonnées", explique-t-il. Avant de nuancer la situation : "Il y a eu aussi des fois où on a attaqué les populations et elle a riposté", confie le Pr Clément Dembélé.

La force Minusma compte près de 13.000 hommes au Mali sur le terrain. Un nombre jugé insuffisant par Clément Dembélé pour garantir une sécurité absolue aux populations.

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