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Au Burundi, la visite de Kafando ne fait pas l'unanimité

L'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU est arrivé à Bujumbura dimanche. Michel Kafando a mené des consultations avec la partie gouvernementale, les autres partis ont appris sa visite via les réseaux sociaux.

Arrivé en toute discrétion à Bujumbura Michel Kafando n'a jusqu'ici rencontré que la partie gouvernementale. La majorité des acteurs politiques contactés ignorent l'agenda de la visite de l'ancien président Burkinabé. Cette attitude crée des doutes aux yeux de Gabriel Banzawitonde, le président du parti Alliance pour la Paix, la Démocratie et la Réconciliation. "Nous pensons qu'il va changer quelque chose. Arrivé discrètement c'est pour peut être rappelé au gouvernement Burundais et toutes les parties prenantes que le dialogue peut se tenir prochainement et nous voulons que le dialogue soit clôturé. Le mois de juin aurait pu clôturer le dialogue mai nous sommes à la fin de l'année. Sa visite aura peut-être un impact positif sur le redémarrage du dialogue", explique-t-il.

Une visite qui suscite de nombreuses réactions

La démarche de Kafando n'est pas de nature à faire avancer le processus de dialogue selon Keffa Nibizi, le président du parti Front pour la Démocratie du Burundi Nyakuri. "Il se peut qu’il ne veuille pas rencontrer tout le monde mais, il voudrait mettre une pression sur telle ou telle autre personnalité politique. Je pense que la seule façon d'avancer est de mettre ensemble tous les acteurs politiques, la société civile et les confessions religieuses. Comme ça il aura toute la vérité. Sinon, il pourrait toujours être trompé par la malignité des uns et des autres", souligne Mr. Nyakuri.

 

 

L’émissaire de l’ONU est loin de faire l’unanimité

Michel Kafando s'est engagé sur un terrain où nombreux de ses prédécesseurs avaient échoué. Lors de sa première visite au Burundi en juin dernier, il a promis d'user de son expérience diplomatique pour réussir sa mission. Sa démarche est malheureusement erronée. C'est du moins ce qu'affirme Kassim Abdoul, le président du parti Union pour la Paix et le développement. "La démarche n'est pas correcte. Il va se heurter aux  mêmes obstacles que ses prédécesseurs. La meilleure façon de conduire le dialogue c'est d être ouvert à tous les partis c'est ça l'inclusivité dont on parle. Sinon, s'il vient et qu'il consulte un ou deux partis, la démarche serait faussée d'avance et il n'aura pas de résultats", conclut le président de l’Union pour la paix et le développement.

Le processus de dialogue était censé se clôturer au mois de juin, ou à défaut, en octobre dernier. Les consultations se poursuivent néanmoins et nombreux y voient des manœuvres dilatoires de la part de tous les protagonistes.

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