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Vu d'Allemagne

Athènes serait mieux sans l'euro

Les journaux reviennent sur l’adoption du nouveau plan d’aide à la Grèce par les députés du Bundestag. Un plan approuvé à une large majorité, mais la grogne monte dans les rangs du parti conservateur d’Angela Merkel.

La politique rend schizophrène, note Die Welt, qui donne en exemple le ministre de l'intérieur, Hans Peter Friedrich, du parti conservateur CSU. Alors qu'il affirmait il y a peu que la Grèce devait à tout prix sortir de la zone euro, il a voté hier pour le deuxième plan d'aide à Athènes. De l'avis du journal, de plus en plus d'hommes politiques sont devenus schizophrènes avec la crise de la dette. En témoigne d'ailleurs le fait que la chancelière n'ait pas obtenu les voix de tous les députés de la colation gouvernementale hier au Parlement. Car pourquoi continuer à payer alors que la faillite de la Grèce parait inévitable ?, s'interroge le quotidien conservateur. Ce deuxième plan d'aide est condamné à échouer comme le premier, poursuit Die Welt : ce n'est pas en injectant de l'argent qu'on redresse une économie. Et plus nos politiciens s'entêtent, plus le prix à payer sera cher pour les citoyens européens. Die Welt conclut : la Grèce serait mieux sans l'euro, et la zone euro sans Athènes.

Syrien Bashar al-Assad Damaskus

Al-Assad va-t-il gagner ou perdre la bataille ?

Le référendum du sang

La Süddeutsche Zeitung s'intéresse à la Syrie et à cette victoire écrasante du « Oui » pour la nouvelle Constitution. Ce référendum devait être la preuve de la bonne volonté de réforme du président, note le journal, mais Bachar al Assad a échoué. La victoire du « oui » est trompeuse car personne n'est allé voter dans les villes centres de la protestation, comme Homs ou Hama, encerclées par l'armée. La Süddeutsche Zeitung pense même qu'Al Assad va interpréter ce « oui » comme une approbation de sa politique de répression et de guerre contre les opposants. Le journal conclut qu'une réconciliation est désormais impossible en Syrie. Il y aura un gagnant et un perdant. Reste à savoir dans quel camp sera Al-Assad ?

Kolumbien FARC Rebellen Gefangennahme Militär Armee

Les FARC en ont fini avec les enlèvements de civils

Dialoguer avec les FARC

Pour finir, un mot sur cette annonce historique des FARC, les forces armées révolutionnaires de Colombie, qui ont renoncé aux enlèvements de civils. Die tageszeitung demande à Bogota de considérer les FARC comme un partenaire politique crédible avec lequel il faut négocier. Même si d'autres gestes sont attendus, un dialogue est désormais possible. Le journal compte sur la flexibilité du président libéral Juan Manuel Santos, qui a montré qu'il était ouvert à la coopération avec des pays de gauche comme l'Equateur et la Bolivie, et non plus seulement avec les Etats-Unis. Pour en finir avec la guérilla des FARC qui dure depuis près de 50 ans, il faut saisir cette occasion et les prendre au sérieux, conclut die taz.

Auteur : Cécile Leclerc
Edition : Marie-Ange Pioerron

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