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Vu d'Allemagne

Assumer les conséquences...

La presse allemande revient sur la plainte déposée par les États-Unis contre l'agence de notation Standard and Poor's, mais aussi sur la visite en Égypte mardi du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.

Réconciliation ou comédie politique ? Mahmoud Ahmadinejad accueilli par le président Morsi

Réconciliation ou comédie politique ? Mahmoud Ahmadinejad accueilli par le président Morsi

Cette visite présente un caractère historique, fait remarquer la Frankfurter Allgemeine Zeitung, car Téhéran a rompu toute relation diplomatique avec Le Caire à la suite du traité de paix signé en 1979 entre Israël et l'Égypte. Depuis l'arrivée au pouvoir des Frères musulmans sur les bords du Nil, le pouvoir iranien tente de se raccomoder avec le nouveau pouvoir égyptien.

Mais les Égyptiens restent réservés face aux avances de Téhéran. La preuve : la déclaration du ministre égyptien des Affaires étrangères qui assurait hier que son pays n'améliorerait pas ses relations avec l'Iran au détriment des États arabes du Golfe.

Standard & Poors

Washington présente maintenant la facture aux agences de notation

Ce sont les enfants terribles du Proche-Orient, lance la Süddeutsche Zeitung. Le premier dirige un État religieux, l'autre, sous couvert de démocratisation, veut transformer son pays en État théocratique. Mais tous les deux sont des ennemis déclarés d'Israël et de la politique américaine dans la région.

Cela ne suffit pourtant pas pour une alliance. Outre le conflit syrien, les chiites iraniens et les Frères musulmans, sunnites s'opposent sur beaucoup de plans. Ce sont souvent les idéologies les plus proches qui s'affrontent le plus violemment.

Le quotidien de Munich revient aussi, dans ses colonnes, sur la plainte pour escroquerie déposée par le ministère américain de la Justice contre l'agence anglo-saxonne de notation financière Standard and Poor's.

S'ils sont condamnés, ce sera une punition bien méritée, estime Die Welt. Faisant partie du système, les agences de notation ont contribué autant que les banques à la catastrophe. Il n'est donc que justice qu'elles assument leurs responsabilités. Il est immoral que ce soit le contribuable qui paie seul l'addition.

Symbolbild Bundesverfassungsgericht Euro-Rettungsschirm ESM

La crise financière ne doit pas se renouveler

Exemplaire, lance die tageszeitung. Le Sénat américain avait constaté dès 2011 que les trois grandes agences de notation - Standard and Poor's, Moody's et Fitch - étaient responsables de l'implosion du système financier. L'Europe devrait suivre l'exemple de Washington, à savoir faire payer les banques et autres acteurs responsables, et ne pas se contenter de vagues déclarations d'intention de leur part.

Mais les amendes et autres dédommagements financiers ne suffisent pas. Seule une régulation durable de ce secteur économique et une véritable indépendance des agences de notation permettront d'éviter à l'avenir toute répétition de cette crise, conclut le quotidien de Berlin.

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