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Afro-presse (hebdomadaire)

Asmara, "ville moderniste d'Afrique" primée par l'Unesco

La capitale érythréenne a été inscrite, samedi 8 juillet à Cracovie, au patrimoine culturel mondial de l’Unesco. Il s'agit de la première inscription d'un site érythréen sur la liste du Patrimoine mondial.

C’est la Frankfurter Allgemeine Zeitung qui s’est proposée de nous plonger dans le décor de cette "Cité de rêves". Une cité qui jusqu’en 1941 était sous la coupe de l’Italie mussolinienne. La présence italienne dans le pays à partir de 1869 se fait sentir encore aujourd’hui dans le  "vocabulaire architectural" de la capitale. Il ne faut pas, cependant, s’attendre à découvrir les palais de style baroque que l’on retrouve à Rome.

A Asmara, observe le journal de Francfort, "les bâtiments sont réduits à l’essentiel et correspondent aux idées rationalistes du 20ème siècle et à l’expansion esthétique du futurisme italien." En témoigne la Fiat Tagliero, une station-service imaginée par l’architecte italien Giuseppe Pettazi, et dont les grandes ailes qui forment la toiture font penser à un avion prêt à décoller. 

Kandidaten neue UNESCO-Welterbestätten | Eritrea Asmara (picture alliance/robertharding/M. Runkel)

La station-service au style futuriste a été achevée en 1923

Les édifices de la capitale sont en grande partie homogènes et uniques dans leur forme. Et c’est cette singularité qui explique le classement par l’Unesco, lors de la 41e rencontre à Cracovie, de la capitale érythréenne au rang de "ville moderniste africaine." Mais pas uniquement. Plus encore, soutient le journal, cette consécration "honore l’urbanisation d’Asmara, qui répond entièrement aux critères architecturaux du début du 20e siècle, mais surtout l’attitude du pays vis-à-vis de son héritage colonial et fasciste."

Eine afrikanische Insel der Architektur (DW/Y.Tegenewerk)

Des architectes dont les projets ne trouvaient pas preneur dans les villes conservatrices d'Europe avaient migré vers Asmara

 Car, poursuit le quotidien, "pendant que de nombreux pays africains tentent de faire table rase de leur passé colonial après l’acquisition des indépendances, l’Erythrée, elle l’a intégré à son identité."   

Mais la FAZ ne manque pas en outre de souligner l’envers du décor dans ce pays où l’autoritarisme du gouvernement est très important, et où "les ONG depuis des années ne sont pas autorisées à y travailler", en plus des touristes qui ne sont pas les bienvenus. Le journal pour finir, espère que l’Unesco va s’engager davantage dans ce pays pour montrer qu’elle représente beaucoup plus qu’un "monstre bureaucratique". 

 

La corruption en Afrique inquiète Yemi Osinbajo

Le vice-président du Nigeria dans sa contribution dans la Tageszeitung est revenu sur le "Partenariat avec l’Afrique" proposé par l’Allemagne. Fini les discours ainsi que "les déclarations d’intention", la deuxième personnalité du Nigeria estime qu’il  est temps pour l’Europe  de prendre des actions concrètes pour que l’Afrique exploite tout son potentiel. 

Nigeria Vizepräsident Yemi Osinbajo (Novo Isioro)

Yemi Obasanjo assure l'intérim de la présidence du Nigeria en raison de l'absence prolongée du président Muhammadu Buhari pour raison de santé

La première action à entreprendre, à l’en croire, est d’accélérer "la mise en vigueur de la nouvelle directive européenne sur les blanchiments de capitaux". De son avis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et la France devraient s’y consacrer. "La directive européenne sur le blanchiment d'argent permettrait de dissuader les criminels potentiels d'effectuer des transactions illégales et de réduire la corruption et les flux financiers illicites. Cela aiderait donc les gouvernements africains à percevoir des  impôts indispensables à leurs économies", ajoute-t-il.  

Yemi Osinbajo estime par ailleurs que les efforts pour assurer une croissance économique durable sont minés par la corruption, qui est favorisée par le système juridique et financier actuel des pays du G-20. Et de conclure : "Si l'Europe veut vraiment aider à la réussite des pays d'Afrique, elle doit nous aider à lutter contre la corruption."

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