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Vu d'Allemagne

Asile: Berlin durcit le ton

Dans la presse allemande, les commentaires portent notamment sur la condamnation de l’opposant russe, Alexei Navalny et sur le débat au sein de l’exécutif allemand autour du durcissement du droit d’asile.

Tout comme auparavant, il est pratiquement impossible d'expulser ceux qui ont délibérément détruit leurs passeports et qui refusent d’indiquer leur origine, constate Die Welt qui se pose certaines questions : Ne serait-il pas plus approprié de refuser l’entrée dès la frontière à celui qui n’a aucun document sur lui ? Ne serait-il pas possible de modifier pour cela le droit d'asile ? Et que faire de ceux pour qui le retour est bloqué parce que leur pays d'origine refuse de les reprendre ?

Il faut encore beaucoup de changements, selon Die Welt qui souligne : des moyens d'assistance et des mesures strictes de dissuasion seront également nécessaires. Une chose est sûre : les électeurs savent que le calme relatif en Europe en ce moment pourrait être de courte durée. Le scénario de 2015 ne doit plus se répéter, a dit la chancelière. Mais ce qu'elle n'a pas dit, c'est comment faire pour que cela ne se répète plus, note l’éditorialiste de Die Welt.

L’idée d’un camp de rétention à la frontière

Effectivement - mais pour la Frankfurter Rundschau, le gouvernement fédéral durcit déjà suffisamment sa politique d’asile. Berlin veut accélérer les expulsions de demandeurs déboutés à travers un ensemble de mesures en discussion ce jeudi. Jusqu'à récemment, le parti de la chancelière la CDU et sa sœur de la Bavière, la CSU ont soutenu une position : regrouper à la frontière tous les refugiés jusqu'à ce que leurs demandes d'asile soient traitées ou jugées recevables. Vraisemblablement, les conservateurs ont remarqué qu'il pourrait y avoir des difficultés pour que ces idées soient juridiquement tenables, note la Frankfurter Rundschau.

Navalny n’est pas un saint

Le pourfendeur du régime de Vladimir Poutine et de la corruption des élites russes, l'avocat Alexeï Navalny, a été condamné hier à cinq ans de prison avec sursis. Il a été accusé

de détournement de fonds, dans un procès renvoyé en première instance par la Cour suprême. L’orateur charismatique aux idées parfois nationalistes s'est imposé comme le principal opposant à Vladimir Poutine, qu'il compte bien défier lors de la présidentielle de 2018. Mais pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Navalny n’est pas un saint et il n’est pas non plus une menace réelle pour Vladimir Poutine. Et pourtant note le journal, le Kremlin le prend suffisamment au sérieux pour qu'il ait été finalement condamné après plusieurs procès. C’est ce que révèle le verdict d’hier au sujet du "système Poutine", souligne la FAZ.

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