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Afrique

Arrêté par l'armée, Modibo Diarra démissionne

Nouveau rebondissement au Mali : des militaires ont arrêté lundi soir le Premier ministre Cheikh Modibo Diarra, sur ordre du chef de l'ex-junte. La crise ouverte le 22 mars 2012 semble devoir durer encore.

Cheick Modibo Diarra a annoncé sa démission à la télévision d'État

Cheick Modibo Diarra a annoncé sa démission à la télévision d'État

Alors que la "consultation nationale" tant attendue devait débuter ce mardi 11 décembre, une vingtaine de militaires ont arrêté le Premier ministre Cheick Modibo Diarra au cours de la nuit de lundi à mardi, sur ordre du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de l'ex-junte. Ce même capitaine Sanogo qui avait mené le putsch contre le président Amadou Toumani Touré en mars 2012.

Mali Hauptmann Amadou Sanogo in Paradeuniform

Que cherche le capitaine Sanogo ? Une sortie de crise dépend en partie de la réponse à cette question

Le porte-parole de l'ex-junte militaire, Bakary Mariko, a démenti mardi tout nouveau "coup d'État". Il a précisé que le Premier ministre serait remplacé dans les prochaines heures par le président de la République par intérim Dioncounda Traoré. Le porte-parole a par ailleurs accusé Cheick Modibo Diarra de ne pas avoir agi en "homme de devoir" face à la crise au Mali, mais en fonction d'"un agenda personnel".

Ces événements surviennent alors que Bamako et la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'autoriser rapidement le déploiement d'une force internationale de 3.300 hommes dans le nord. Or, les putschistes n'ont jamais caché qu'ils n'étaient pas favorables à l'intervention de troupes étrangères au Mali.

Pour le politologue malien Issa Ndiaya, interrogé par Ramata Soré, la démission de Cheick Modibo Diarra s’est faite avec la connivence du président Dioncounda Traoré : « C'est un accord entre eux et le prédident par intérim. Mais c'était prévisible. C'était dans l'air depuis quelques jours. »

Écoutez l'analyse de Gilles Yabi, directeur pour l’Afrique de l’Ouest à l’International Crisis Group. Il est au micro de Ramata Soré.

Écouter l'audio 02:09

"La communauté internationale doit se rendre compte que la stabilisation à Bamako est la première des urgences"

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