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ACTUALITÉS

Après quatre jours en Centrafrique, Antonio Guterres veut renforcer la Minusca

Après sa visite en Centrafrique de quatre jours, le secrétaire général de l'ONU plaide pour un renforcement des capacités de la mission de l'ONU, avec une hausse du nombre de casques bleus.

C'était la visite la plus longue d’un secrétaire général des Nations-unies dans ce pays. Antonio Guterres a achevé, ce vendredi, sa visite de 4 jours en République Centrafricaine, où la situation sécuritaire et humanitaire reste fragile. Pour le numéro 1 onusien, ce voyage était utile "afin de replacer la Centrafrique au cœur des préoccupations de la communauté internationale". Un voyage au cours duquel Antonio Guterres a notamment plaidé pour un renforcement de la mission onusienne, notamment à travers un renfort de 900 casques bleus supplémentaires.

 

Trois appels principaux
Au terme de cette visite, Antonio Guterres a résumé ses interventions en trois principaux appels. Le premier aux groupes armés, pour qu’ils désarment et participent à la vie politique du pays. Un deuxième appel aux leaders politiques, communautaires et religieux pour une véritable réconciliation nationale, expliquant que presque tous les conflits religieux qu’il connaît dans le monde, sont causés par des "manipulations politiques". Enfin, il a plaidé un appui de la communauté internationale, en faveur des ressources disponible pour garantir aux Centrafricains une vie digne, stable et prospère. 

À la tribune du Parlement centrafricain, dernière étape de sa visite en RCA, Antonio Guterres annonce partir en avocat des Centrafricains auprès de la communauté internationale. "Je sais que la situation reste fragile, que les groupes armés se fragmentent et prolifèrent, que les civils, les casques bleus et les humanitaire sont très souvent ciblés", débute-t-il. "Le viol est utilisé sciemment comme arme de guerre". Et Antonio Guterres d'appeller à "s'unir pour renverser cette tendance" et d'annoncer qu'il a demandé "une augmentation des effectifs de la Minusca au Conseil de sécurité".

Antonio Guterres appelle également au redéploiement de l'armée centrafricaine. Le chef de l'ONU dit apporter son soutien pour que les soldats disposent "d'armes et d'équipements nécessaires dans leur mission de protection des populations centraficaines", avant d'être très applaudi. 

 

Visite satisfaisante

Au sein des différentes composantes du pays, à savoir société civile, partis politiques, Parlement, tous se sont réjouis de cette visite en RCA du chef de l’ONU, qui leur a permis de parler d’une même voix.

"C'est rassurant car nous disons tous les mêmes choses", estime Anicet Georges Dologuélé, Président de l’URCA, chef de fil de l’opposition. "On dit tous qu'il faut des forces onusiennes plus offensives, que les groupes armés soient traqués et qu'il n'y pas d'impunité".


Antonio Guterres a repris l’avion après s’être rendu au quartier musulman de PK5 où il a rencontré des leaders de la société civile. Le secrétaire général de l'ONU s'est ensuite envolé pour Paris en faisant une escale au Cameroun où il devait rencontrer le président Paul Biya en fin de journée ce vendredi. Avant de partir,  Antonio Guterres a aussi promis de "faire un plaidoyer pour augmenter l'aide humanitaire qui malheureusement reste déficitaire d'une façon tragique". Fin octobre, seulement 30% des financements humanitaires demandés avaient été versés. 

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