Après-Kyoto : c′est toujours le blocage | International | DW | 22.07.2011
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International

Après-Kyoto : c'est toujours le blocage

Le 23 juillet 2001, à Bonn, la conférence de l'ONU sur le climat se terminait sur un accord pour la mise en application du protocole de Kyoto. Dix ans après, les discussions sur l'après-Kyoto sont au point mort.

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Lors de la dernière réunion internationale en date, qui a eu lieu à Berlin début juillet, Angela Merkel a dénoncé l'inaction face au réchauffement climatique. Selon la chancelière allemande, des mesures ciblées sont nécessaires, afin que l'objectif du protocole de Kyoto - un réchauffement limité à deux degrés - soit respecté. Uwe Ulbrich est directeur de l'institut de météorologie de la Freie Universität, l'université libre de Berlin :

« Je crois que l'objectif de deux degrés est avant tout un objectif politique. Il n'a aucun fondement scientifique. Le climat change de manière constante et les chercheurs ont prouvé que plus les émissions de CO2 seraient élevées, plus il serait difficile, voire impossible, d'en gérer les conséquences. Si la température augmente de 2 degrés, on pense qu'on pourra maîtriser la situation, mais il faut bien avoir à l'esprit qu'une telle évolution laissera des traces. Je pense notamment aux phénomènes météorologiques extrêmes. »

Petersberger Klimadialog Berlin Angela Merkel Klimaschutz

Angela Merkel, à Berlin, début juillet, lors d'une conférence de préparation pour le grand rendez-vous de Durban

Convaincre la Chine et les Etats-Unis

Sécheresse, inondations, ces phénomènes ont déjà fait leur apparition. Et le réchauffement ne cesse d'augmenter : dix ans après l'accord sur le protocole de Kyoto, les émissions de CO2 atteignent des niveaux record. D'après l'Agence internationale de l'énergie, 30,6 gigatonnes de CO2 ont été rejetées dans l'atmosphère en 2010, soit 5% de plus qu'en 2008 qui était déjà une année record. En cause : la Chine et les autres grands pays émergents. Uwe Ulbrich :

« Il y a des efforts de faits en Chine, et il faudrait qu'ils soient récompensés par le nouveau traité, mais ils ne sont pas suffisants ! La seule possibilité de respecter l'objectif de deux degrés, c'est que la Chine et les pays émergents participent de manière active à la lutte contre le réchauffement climatique. »

En plein débat sur un nouveau traité qui remplacerait le protocole de Kyoto, le Japon, la Russie et le Canada refusent tout accord contraignant tant que la Chine ainsi que les Etats-Unis ne le ratifient pas. Prochain grand rendez-vous : la conférence de Durban, du 28 novembre au 9 décembre 2011.

Auteur : Audrey Parmentier
Edition : Sébastien Martineau

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