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ACTUALITÉS

Antonio Guterres entame une visite de quatre jours en Centrafrique en pleine vague de violences

Le Secrétaire général des Nations Unies va rendre visite aux milliers de casques bleus de Centrafrique d'ici jeudi. Une visite alors que des centaines de personnes sont mortes après des violences récemment.

C'est sa première visite à une mission de maintien de la paix depuis sa prise de fonction, le 1er janvier 2017. Antonio Guterres a entamé ce lundi une visite de quatre jours en Centrafrique (RCA), où sont stationnés des milliers de casques bleus. Une visite au moment où le pays s'enfonce, et depuis plus d'un an déjà, dans une nouvelle spirale de violences qui a fait des centaines de morts, notamment dans le sud-est. Dernier drame en date, celui de Pombolo, où deux groupes armés s'opposent sans pitié depuis le 18 octobre. Au moins 26 personnes ont été tuées dès le premier jour. 

Ces vagues de violences continuent de secouer la Centrafrique, malgré la présence dans le pays de 13 000 éléments de la Minusca, la mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations unies en République centrafricaine. Ce que déplore Barthelemy Morouba du Réseau des ONG des droits de l'homme centrafricain. "Le rôle des forces internationales est de protéger la population civile particulièrement mais leur présence ne fait qu'attiser le feu", déplore-t-il. Il raconte que des échauffourées ont lieu dans la ville de Alindjao en ce moment. "Comment peut-on comprendre qu'on puisse continuer à massacrer les populations civiles ? Quel est le rôle donné à la Minusca pour ramener la paix en Centrafrique ?", questionne Barthelemy Morouba.

 

Vers un prolongement de la mission

Une réaction qui va un peu de pair avec la préoccupation du pouvoir centrafricain. Ainsi le ministre de la communication et des médias Anges Maxime Kazaguin plaide pour une augmentation de l'effectif des éléments de la mission des nations unies dans son pays. "Il faut que ces forces puissent faire barrage à toutes ces forces négatives qui agissent contre les populations de notre pays et que nous avancions vers la levée des sanctions pour que notre armée puisse être à nouveau formée et opérationnelle afin d'accompagner les efforts des Nations unies."

Le 15 septembre 2014, l'ONU a pris le relais de la Misca avec la Minusca, créé par la résolution 2149 du conseil de sécurité. Une mission souvent décriée par la population centrafricaine. Son mandat est censé s'achever le 15 novembre prochain. Mais le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a recommandé, dans un rapport transmis au Conseil de sécurité le 17 octobre dernier, la prolongation et le renforcement du mandat de la Minusca de 900 Casques bleus. Ce qui permettrait peut-être de réduire cette spirale de violence en Centrafrique.