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Vu d'Allemagne

Annapolis: "tous contre l'Iran"?

De l'avis de nombreux éditorialistes allemands, la conférence d’Annapolis sur le Proche-Orient aura surtout servi aux pays à majorité sunnite à chercher l'appui de Wahington contre "la menace" de l'Iran chiite.

Palestinian Prime Minister Mahmoud Abbas, US President George W. Bush, and Israel Prime Minister Ehud Olmert (l-r), at Middle East peace summit, Annapolis, Maryland, on flag texture, partial graphic

D. g. à. d. Mahmoud Abbas, George W. Bush, et Ehud Olmert

La Frankfurter Allgemeine Zeitung parle de « sentiment mitigé », après Annapolis. Le journal relève qu’en dépit de leurs grands discours, George W. Bush, Ehud Olmert et Mahmoud Abbas n’ont pas fait montre d’une grande unité. Leur point commun, poursuit la FAZ, c’est la date butoir, fin 2008, mais pourquoi leur entreprise devrait-elle être couronnée de succès dans 12 mois, alors que toutes les tentatives de restaurer la paix au Proche-Orient échouent depuis Camp David, il y a sept ans, Oslo, il y a 14 ans, et la conférence de Madrid, il y a 16 ans ? Par ailleurs, le quotidien évoque un autre enjeu, de taille dans la région : l’influence grandissante de l’Iran chiite. Et pour la FAZ, les représentants des pays arabes à majorité sunnites avaient aussi pour objectif, à Annapolis, d’obtenir le soutien de Washington pour faire face à ce qu’ils considèrent comme la menace iranienne.

Un point de vue que partage la tageszeitung qui écrit que le véritable message d’Annapolis, c’est « tous ensemble contre l’Iran ».

L’Iran que la CIA n’a pas tout à fait fini de « localiser », comme on peut le lire dans Die Welt, c’est-à-dire que les services de renseignement américains sont en train de dresser l’inventaire nucléaire de la République islamique. A noter, toujours dans Die Welt, une caricature. On y voit George W. Bush tendre à Ehud Olmert et Mahmoud Abbas un appareil de navigation par satellite. Le président américain leur explique que s’en est fini de la « Road Map », la Feuille de route, et qu’elle est remplacée par un « Navi » GPS. Et l’appareil conseille à ses utilisateurs israéliens et palestiniens de « changer si possible de direction ».

Un mot en fin de la Süddeutsche Zeitung qui salue le regain d’intérêt manifesté par Washington à l’égard de l’un des problèmes cruciaux du monde arabe. Mais le quotidien note aussi que les Etats-Unis font là cavalier seul : à aucun moment, la « déclaration finale » d’Annapolis ne mentionne le Quartette pour le Proche-Orient. L’Europe se demandera pourquoi. La Russie de Vladimir Poutine, qui discute de son côté avec l’Iran, devrait, elle, pressentir les raisons de son passage sous silence.

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