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S'achemine-t-on vers une année blanche ?

Année blanche pour l'éducation au Tchad?

Voilà maintenant plus de deux mois que les syndicats des enseignants sont en grève, faisant craindre à une année perdue pour leurs élèves. Les autorités disent ne pas être en mesure de verser les salaires réclamés.

Écouter l'audio 01:58

'Nous ne craignons pas de faire une année blanche' (Jérémie Guirayo, SYNECS)

Salaires impayés, suppression des primes: voilà entre autres les motifs de la grève des enseignants tchadiens qui dure depuis deux mois. Si certains instituts universitaires ont terminé les cours de l’année académique précédente, ce n’est pas le cas de la majorité.

Pour Jérémie Guirayo, président du Syndicat national des enseignants et chercheurs du Supérieur (SYNECS), c’est au gouvernement que reviendra la charge d’annoncer une année invalide, si la situation perdure. ''Certains instituts universitaires ont déjà fini les cours. Mais d’autres n’ont pas démarré. Donc dans ces instituts je pense que si jusqu’au 15 novembre, les cours ne reprennent pas, il y a lieu de se prononcer sur l’année blanche'',  indique le syndicaliste avant d'ajouter: ''de notre côté nous ne craignons pas une année blanche. C’est plutôt le gouvernement qui craint de déclarer une année blanche. C’est le gouvernement qui va endosser la responsabilité et non le syndicat.''

''Le gouvernement campe sur sa position, ne négocie pas, ne parle pas avec les enseignants'', estime pour sa part Ngaoudandé Irlo, enseignant-chercheur à l'université de Ndjamena. ''Nous ne pouvons pas faire de miracle. Si une année blanche doit arriver ce ne sera pas la faute des enseignants'', ajoute-t-il. 

Le Tchad traverse une crise économique. Pour parer au déficit public, le gouvernement a décidé d'opérer des coupes budgétaires dans tous les secteurs. Dans ce sens, 16 mesures d'austérités ont été adoptées le premier août par les autorités tchadiennes. En ce qui concerne l'Enseignement, ces mesures visent, entre autres, à supprimer l'allocation systématique des bourses aux étudiants et à réduire de moitié les primes de recherches et d'examens des enseignant-chercheurs. Mais les syndicalistes réclament aussi plusieurs mois d'arriérés de salaires. 

Pour les autorités, les enseignants doivent prendre leur mal en patience. Ces mesures ne sont que temporaires, le temps de juguler la crise, estime Mackaye Hassane Taisso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. 

''Quand la situation est difficile, chacun est tenu de céder. L’État ne pouvant pas payer, il est question que chacun essaie pendant cette période de souffrir un peu. Dans tous les cas l’État même en respectant leur volonté, il ne pourra pas payer. C’est une question de capacité'', indique le ministre. 

En attendant, les écoles et universités continuent d’être paralysées. Les femmes travailleuses de l'Union des Syndicats du Tchad prévoient aussi de descendre dans la rue dans les semaines qui viennent, pour  interpeller le gouvernement sur la situation sociale.

Vous pouvez écouter la version audio de cet article en cliquant sur l'image ci-dessus!

 

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