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Vu d'Allemagne

Ankara prolonge l'état d'urgence pour mieux lutter contre le terrorisme

Le thème du terrorisme préoccupe particulièrement la Turquie après l'attentat meurtrier de Nouvel An à Istanbul.                                                                                              

Alors que le groupe Etat islamique a revendiqué l’attentat, les autorités turques ont réaffirmé leur "détermination" à poursuivre leur offensive militaire contre le terrorisme jihadiste dans le nord de la Syrie. La Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle: "A l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan, en 2003 la Turquie était épargnée par le terrorisme. Mais le président turc a entraîné le pays dans trois guerres : en Syrie, en Irak et à l'intérieur de ses propres frontières, contre les Kurdes. C'est trop pour la Turquie. Les attentats sont liés à ce qui se passe sur son sol; et le terrorisme est aussi une conséquence de la politique d’Ankara", conclut le quotidien de Munich.

Türkei Sicherheitskräfte in Istanbul (Reuters/M. Sezer)

Um membre de la police anti-terroriste sur le toit d'une maison face à la Mosquée Eyup Sultan.

 

Après ce dernier attentat à Istanbul, les messages de condoléances de l’Europe à la Turquie ne peuvent cacher un sentiment d’impuissance, estime le quotidien régional Mannheimer Morgen: "Naturellement, tous veulent se montrer solidaires, car l’attentat aurait pu aussi se produire dans une boîte de nuit à Berlin où à Paris. Le groupe "Etat Islamique" mène une guerre internationale, au Proche-Orient et entretemps aussi dans le monde occidental. Le message des islamistes est clair: vous devez avoir peur partout. Que ce soit la maison à Berlin ou bien en vacances à Istanbul…" 

 

Les jihadistes qui rentrent au pays 

 

Toujours sur le thème du terrorisme, plusieurs journaux  commentent aussi le problème des islamistes partis faire le Jihad en Syrie ou en Irak, et qui veulent rentrer dans  leur pays. Comme par exemple en Tunisie...

"Nous ne pouvons interdire à aucun Tunisien de rentrer au pays, mais nous ne pouvons pas non plus tous les mettre en prison…" Dans un article intitulé "Répression et intégration", la Süddeutsche Zeitung cite là le président tunisien Béji Caid Essebsi. La question de savoir comment traiter ceux qui, radicalisés, rentrent au pays, occupe et préoccupe depuis longtemps déjà les onze millions de Tunisiens.

Tunesien Sicherheitskräfte (Getty Images/AFP/F. Belaid)

Répression ou intégration? En Tunisie, les forces spéciales anti-terroristes ont été renforcées ces derniers mois.

Quelque 800  jihadistes ayant combattu pour l’Etat Islamique sont déjà rentrés en Tunisie. Avec chaque bataille perdue par l’EI, d’autres rentreront au Maghreb. Depuis la révolution de 2011, plusieurs gouvernements ont tenté de mettre en place des programmes de dé-radicalisation; aucun n’a été appliqué. Les agents des services de sécurité tunisiens continuent de réagir par un réflexe qu’ils avaient déjà avant la révolution quand ils voyaient un "barbu" : avec une fermeté extrême. La répression est compréhensible envers des meurtriers qui suivent une idéologie aveugle", estime le journal de Munich, "mais si l’on ne veut pas enfermer des milliers de jeunes gens pour le reste de leur vie, il serait souhaitable que l’on réfléchisse à leur intégration ! "…   
 

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