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International

Ankara fait pression avec l'accord sur les réfugiés

Dans une interview publiée par la Frankfurter Allgemeine Zeitung, la Turquie a de nouveau menacé de se soustraire à ses obligations vis-à-vis des réfugiés si ses ressortissants n'obtenaient pas une exemption de visas.

A Cologne, dimanche, plusieurs milliers de partisans du président Erdogan sont descendus dans les rues pour soutenir sa politique.

A Cologne, dimanche, plusieurs milliers de partisans du président Erdogan sont descendus dans les rues pour soutenir sa politique.

C'est le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu qui a lancé cet ultimatum : si les ressortissants turcs ne peuvent pas se rendre librement en Europe d'ici fin octobre, Ankara rompra le pacte migratoire. Face à cette menace, la réaction de Bruxelles et de Berlin a été identique. "La libéralisation ou non des visas dépend de la Turquie" a déclaré le vice-chancellier allemand, Sigmar Gabriel. "L'Europe ne doit en aucun cas être soumise à un chantage. Et j'ajouterai qu'un pays qui veut réintroduire la peine de mort s'éloigne si drastiquement de l'Europe que toutes les négociations d'adhésion deviennent superflues."

Points de vue divergents

Avant que les Turcs puissent être exemptés de visas, la route est encore longue et parsemée de 72 critères à remplir. L'un d'eux est une modification de la législation antiterroriste turque, jugée trop large et menaçante pour la liberté d'expression. Curieusement, c'est cette même liberté qui est au centre d'un nouvel accroc entre la Turquie et l'Allemagne.

Mevlüt Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, à l'origine de l'ultimatum

Mevlüt Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, à l'origine de l'ultimatum

Un accroc qui est lié à une manifestation qui a eu lieu hier à Cologne, dans l'ouest de l'Allemagne. Des milliers de Turcs sont descendus dans la rue pour dénoncer la tentative de coup d'Etat militaire du 15 juillet dernier et exprimer leur attachement à Recep Tayyip Erdogan. Seul hic : la justice allemande a interdit au président turc de s'adresser à la foule par message vidéo, craignant qu'un tel discours n'exacerbe les tensions au sein de la diaspora turque en Allemagne - la plus importante au monde. Une interdiction que le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik a qualifié, sur Twitter, de "régression totale de la liberté d'expression et de la démocratie". Dans la foulée, la Turquie a convoqué ce midi le chargé d'affaires de l'ambassade d'Allemagne pour lui demander des explications. Une initiative qui n'a toutefois "rien d'extraordinaire" selon un responsable allemand.

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