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Vu d'Allemagne

Angela Merkel, Vladimir Poutine, une rencontre épineuse à Berlin

Rencontre aujourd'hui à Berlin entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine à l'occasion d'un sommet quadripartite consacré à l'Ukraine et à la Syrie.

 

"Angela Merkel rencontre Vladimir Poutine - c’est une bonne nouvelle dans la masse des mauvaises, relève le Berliner Tagesspiegel. Si une personne peut parler avec le maître du Kremlin, c’est bien la chancelière allemande. L’avis d‘Angela Merkel à l’issue de la rencontre sera déterminant, soit pour un rapprochement entre la Russie et l’Occident, soit pour de nouvelles sanctions dont l’arrêt de livraisons technologiques qui paralyserait encore un peu plus l’économie russe. La conduite à adopter n’est pas aisée, même pour l‘Allemagne, souligne le quotidien de Berlin, mais la morale, cela ne se vend ni ne s’achète ! "...

"La chancelière allemande fait partie des rares personnalités politiques en Europe, que Vladimir Poutine ne traite pas avec mépris, mais avec respect, souligne le quotidien régional Rheinische Post. "Angela Merkel devrait en profiter pour parler ouvertement avec cet homme qui est co-responsable de la souffrance de la population syrienne."

Syrien Bürgerkrieg Zerstörung in Aleppo (Reuters/A. Ismail)

A Alep, survivre est un combat quotidien.


"Comment agir avec Poutine?", s’interroge la Süddeutsche Zeitung. "La bonne réponse n’a pas encore été trouvée. Mais même si Poutine reste imprévisible, il existe déjà des esquisses de réponse. Les Européens doivent mettre les points sur les i : tous les Etats, y compris l’Ukraine, ont le droit de choisir librement leurs partenaires d’alliance. L’annexion de territoires comme dans le cas de la Crimée ne sera jamais acceptée. Les états membres de l’OTAN jouissent d’une entière protection contre des attaques russes. Et les graves crimes de guerre tel que le bombardement d’Alep en Syrie doivent entraîner des sanctions"...


Autre thème : le report de la signature de l'accord CETA

 

Les ministres européens réunis hier à Luxembourg n'ont pas réussi à se mettre d'accord pour signer le CETA, l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Canada.  
 Après cinq années d’âpres négociations, la signature du CETA ne s’est pas faite au dernier moment en raison principalement de l'opposition de la région belge de Walloniedont le Parlement s'est prononcé contre la signature de l'accord, rapporte le quotidien Badische Neueste Nachrichten.

Belgien Tagung des Parlaments zu Freihandelsabkommen CETA Proteste (picture-alliance/dpa/Belga/B. Fahy)

Le Parlement régional wallon à Namur est opposé au traité CETA

"Maintenant c’est aux chefs d’Etat et de gouvernement de redresser la barre. En coulisses, ils s’efforcent sans répit de faire remonter la Belgique à bord. Si l’accord du CETA échoue, qu'adviendra-t-il de l’autre accord transatlantique TTIP ? Outre-mer, les diplomates n’en reviennent pas ! Peut-on encore faire confiance à l’Union européenne ou bien le continent a-t-il quitté la scène politique internationale ?", s’interroge le quotidien de Karlsruhe.

"Du point de vue des autres continents, il doit paraître bizarre que l'Europe qui profite le plus du commerce de libre échange se permette de propager une opposition à un tel accord de manière hystérique et nullement fondée. C‘est grotesque, estime le quotidien de Lunebourg Landeszeitung qui conclut : bientôt plus personne ne voudra encore commercer avec cette Europe, objet de la risée générale !"

 

 

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