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International

Angela Merkel sous pression

Alors que les informations sur les incidents de Cologne tombent au compte-goutte, le débat public continue de se focaliser sur l'origine des agresseurs et la possible implication de réfugiés dans les violences.

Sa posture était déjà fragile et ce qu'on raconte des incidents de la Saint-Sylvestre à Cologne n'est pas de nature à arranger les choses. Les détracteurs d'Angela Merkel, très critiques envers sa politique migratoire, voient leurs propos confirmés par les témoignages des victimes qui évoquent des agresseurs d'apparence nord-africaine ou arabe. Frauke Petry, la chef du parti populiste Alternative für Deutschland, a, par exemple estimé que ces agressions étaient une conséquence d'une politique migratoire trop laxiste. Mais même sans aller aussi à droite sur l'échiquier politique, cette affaire alimente les doutes sur la capacité de l'Allemagne à intégrer les migrants.

Les délits enregistrés pour la nuit du 31 vont du vol aux violences physiques, parfois sexuelles.

Les délits enregistrés pour la nuit du 31 vont du vol aux violences physiques, parfois sexuelles.

L'Europe de l'Est remontée contre Berlin

Ailleurs, Angela Merkel fait également l'objet de nombreux commentaires, en particulier dans les pays d'Europe de l'Est. Le Premier ministre slovaque Robert Fico voit dans les incidents de Cologne la confirmation que sa politique dure en matière d'asile et de réfugiés est la bonne : "Nous ne voulons pas que la Slovaquie vive la même chose que Cologne. Que quelqu'un qui vit et pense différemment agresse nos femmes en public." et de déclarer dans la foulée que l'idée d' une Europe multiculturelle est fantaisiste. Dans la presse, le journal conservateur tchèque Lidove Noviny va dans le même sens. "Les incidents de Cologne confirment que la plus grande prudence est requise en ce qui concerne l'accueil de migrants". En Bulgarie, l'organe de l'opposition socialiste Duma s'inquiète de l'écart grandissant entre la classe politique allemande qui prône la tolérance et la société où les tensions augmentent - il suffit de parcourir les réseaux sociaux.

Même son de cloche, plus à l'ouest, dans le journal britannique, The Guardian. Sans parler du "De Telegraaf", quotidien conservateur néerlandais, qui écrit : "la grande majorité des migrants sont de jeunes hommes qui ont une vision moyenâgeuse pour ne pas dire archaïque du rapport homme/femme. Les évènements qui se sont déroulés à la gare de Cologne (...) sont l'une des conséquences de cette vision. Ceux qui ont ouvert trop grand les portes de l'Europe devraient se sentir coupables".

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