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Vu d'Allemagne

Angela Merkel fait sa rentrée

La fin des vacances approchent, y compris pour la chancelière allemande. Cela pourrait presque ressembler à de la routine. Mais à un an des législatives, la pression a rarement été aussi forte sur les épaules d'"Angie".

Depuis 2006, date de son arrivée au pouvoir, Angela Merkel est habituée aux scénarios catastrophes envisagés à chaque rentrée par les médias. Chaos politiques, missions difficiles, popularité en baisse ... Cette année n'échappera pas à la règle, d'autant que la situation sécuritaire a changé en Allemagne. Au mois de juillet, cinq attaques ont frappé le pays. Deux d'entre elles ont été revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique. Trois des assaillants étaient des demandeurs d'asile.

Pour tenter de répondre aux inquiétudes de la population, le gouvernement a dévoilé la semaine dernière une batterie de mesures censées renforcer la sécurité du pays face au risque d'attaques jihadistes. Accroissement des moyens financiers alloués aux forces de police et de sécurité; déchéance de la nationalité allemande pour les binationaux se rendant à l'étranger, se battre aux côtés d'organisations terroristes; accélération des procédures d'expulsion des ressortissants étrangers. Plusieurs alliés conservateurs de la chancelière aimeraient aller encore plus loin - il est question notamment d'interdire le port du voile intégral ou de supprimer complètement la double nationalité - mais Angela Merkel s'y est opposée. Elle préfère pousser les grandes entreprises allemandes à embaucher davantage de réfugiés.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les défis qui l'attendent sont ailleurs, au sens propre. Il y a d'abord les relations tendues avec la Turquie. La crise en Ukraine. Le conflit syrien. Mais aussi l'avenir de l'Europe ... sans la Grande-Bretagne. A ce sujet, le premier grand rendez-vous de la chancelière est déjà vu comme un drame : elle reçoit jeudi soir Donald Tusk, président du Conseil européen. Plus ces dossiers s'aggravent, plus la pression sur la chancelière augmente. A un an des législatives et alors que les populistes ont le vent en poupe, elle risque fort d'être contrainte de sortir de son attentisme habituel pour agir.

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