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Vu d'Allemagne

Angela Merkel candidate à la chancellerie

Un visage fait aujourd’hui la « une » des journaux allemands, un visage et un sourire (satisfait bien sûr) – ceux d’Angela Merkel : la présidente de l’opposition chrétienne-démocrate a été choisie par son parti comme « candidate chancelière » pour les élections législatives anticipées de septembre prochain.

Angela Merkel, candidate à la chancellerie des partis frères, CDU et CSU

Angela Merkel, candidate à la chancellerie des partis frères, CDU et CSU

« L’Union dit Oui ! », titre en français (au moins pour le « Oui ») DIE TAGESZEITUNG à Berlin. Mais prière de ne pas confondre. Cette « Union »-là est faite de chrétiens démocrates et de chrétiens sociaux bavarois et son « Oui » ne va pas à une quelconque constitution mais à une femme, Angela Merkel, - la première « candidate chancelière » dans l’histoire de l’Allemagne, s’enthousiasme DIE WELT, et « qui a en plus des chances de l’emporter », ajoute notre confrère de Berlin sous un titre (« Dans l’antichambre du pouvoir ») qui ne laisse aucun doute.

Bon, mais même si le SÜDKURIER de Constance relève la « sensation » : le fait que les partis chrétiens aient choisi « une femme, divorcée, sans enfants et venant de l’Est » comme candidate à la chancellerie, même si la FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG la présente comme étant « couronnée », Angela Merkel, s’empresse d’ajouter le même journal de Francfort, n’est « pas encore chancelière ».

Côté programme, pour l’instant, elle a eu une formule (« simple mais ambitieuse », comme le remarque DIE WELT) : « servir l’État ». Un choix « politico-émotionnel » qui a plu aussi à l’OSTSEEZEITUNG, de Rostock, qui y voit l’annonce d’un « changement spirituel et culturel » si Angela Merkel arrive vraiment à la Chancellerie.

Mais pour d’autres éditorialistes, comme celui de la SÜDDEUTSCHE ZEITUNG, « Angela, c’est l’inconnu ». On a l’impression, écrit notre confrère de Munich, qu’elle répugne à se fixer sur le fond et qu’elle le cache bien sous son armure. Politiquement inconnue, estime le journal, elle peut certes devenir chancelière mais elle ne peut pas gouverner le pays.

Autre aspect abordé par nos confrères : les relations entre Angela Merkel et Edmund Stoiber, son collègue et néanmoins longtemps concurrent du parti frère chrétien social bavarois. C’est lui, et personne d’autre, relève la WESTDEUTSCHE ZEITUNG, qui a annoncé l’« Habemus Angelam », et « ce n’est pas par hasard » insiste le journal de Düsseldorf.

Même si cela n’a pas du être facile pour le chef des chrétiens sociaux, confirme de son côté la NEUE OSNABRÜCKER ZEITUNG, il fallait souligner la détermination commune des deux partis frères.

Et ils en auront besoin, si l’on en croit la SÄCHSISCHE ZEITUNG qui voit la « candidate » confrontée à une « situation absurde » dans le sens où les Allemands refusent les réformes rouges-vertes et approuvent une alliance chrétienne libérale qui veut poursuivre les mêmes réformes en les renforçant. Résoudre cette contradiction ne devrait pas être facile pour Angela Merkel, conclut notre confrère de Dresde.

  • Date 31.05.2005
  • Auteur Yvon Arsenijevic
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