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Elections en Allemagne

"Angela Merkel a dit ‘nous y arriverons’. Mais ce sont d’autres qui ont dû y arriver"

A une semaine des élections législatives en Allemagne, le principal rival de la chancelière Angela Merkel, le social démocrate Martin Schulz a accordé une interview à la Deutsche Welle.

L'entretien d'une trentaine de minutes a permis d'aborder divers sujets avec le candidat du parti social démocrate (SPD) à la chancellerie. La politique migratoire et l’accueil des réfugiés en Allemagne a fait l’objet de nombreuses questions. Martin Schulz a notamment accusé la chancelière actuelle, Angela Merkel, de manquer de courage. "Madame Merkel a décidé de dire 'nous y arriverons'. Mais ce sont d'autres qui ont dû y arriver."

Coopération renforcée avec les états africains

Concernant la gestion des flux de réfugiés, Martin Schluz s'est exprimé en faveur d'une coopération renforcée avec les pays africains, quels qu'ils soient. "Pour pouvoir couper l'herbe sous le pied des trafiquants d'êtres humains, il faut être prêt à collaborer si besoin avec le Niger ou d'autres pays. Cela n'est envisageable que sous le contrôle d'organisations internationales car les normes juridiques internationales doivent être respectées. Et effectivement, il y a un risque que certains de ces pays ne soient pas en état de respecter ces normes."

Le candidat a par ailleurs plaidé pour une loi européenne sur l'immigration. "Vouloir immigrer en Europe n'est pas un crime; Si quelqu'un essaye d'immigrer en Europe, il doit pouvoir le faire mais il doit avoir à sa disposition d'autres outils que le seul droit d'asile. C'est pourquoi, nous avons besoin d'une législation en la matière - comme c'est le cas aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, les autres grandes régions d'immigration sur cette planète. Un droit qui donne à ces personnes une chance d'immigrer. Pas une garantie mais une chance."

Deutschland wählt DW Interview mit Martin Schulz (DW/R. Oberhammer)

Martin Schluz avec le journaliste Jaafar Abdul Karim

Fermeté vis-à-vis de la Turquie

Autre thème longuement abordé lors de cet entretien : les relations entre Berlin et Ankara. Martin Schulz a notamment attaqué le président Recep Tayyip Erdogan sur les violations des droits de l'Homme en Turquie. "Je ne suis pas prêt à accepter sans rien dire le démantèlement de la démocratie en Turquie - auquel monsieur Erdogan est en train de se livrer - seulement pour sauver l'accord migratoire" a-t-il déclaré. "La Turquie ne peut pas devenir membre de l'Union européenne tant que son gouvernement continue d'agir comme il le fait en ce moment. S'il faut, pour cela, rompre l'accord migratoire, alors il faudra le faire. Et il faudra prendre les réfugiés en charge. Mais je ne suis pas prêt à céder face à monsieur Erdogan (...). Je le dis encore une fois : le connaissant, je pense qu'il n'ira pas jusqu'à faire des réfugiés un instrument de sa politique étrangère. Dans le cas contraire, il perdrait, à mon avis, toute crédibilité sur le plan international."

Martin Schulz s'est également prononcé en faveur d'un discours plus ferme vis-à-vis des pays européens qui refusent d’accueillir des réfugiés, notamment la Hongrie.

 

 

En amont des législatives allemandes, la radio internationale allemande réalise des interviews avec les candidats des principaux partis. Le rôle de l'Allemagne sur la scène internationale est l'un des axes prioritaires de ces entretiens.

Le 20 septembre, ce sera au tour de la chancelière Angela Merkel d'être interrogée par la rédactrice en chef de la Deutsche Welle, Ines Pohl et le présentateur Jaafar Abdul Karim.

 

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