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Afrique

André Nzapayéké : "La RCA est sur la bonne voie"

Dans une interview à la DW, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, souligne l'"enthousiasme généralisé", une semaine après le premier accord de Brazzaville. Malgré les divisions au sein des groupes armés.

Écouter l'audio 12:17

"Il y a une forte mobilisation pour la paix"

Voici un extrait retranscrit de l'interview accordée ce matin à la DW par André Nzapayéké, Premier ministre de la République centrafricaine. Pour entendre l'intégralité de l'entretien, cliquez sur la photo ci-dessus.

Interview avec André Nzapayéké, Premier ministre de Centrafrique

"Je crois que Brazzaville a été une très, très, très bonne initiative. Je peux vous l’assurer. Nous remercions fortement le président Sassou Nguesso et toute la sous-région car ils ont œuvré pour cet accord. Une semaine après Brazzaville, il y a un véritable enthousiasme pour la paix. Un engouement pour que nous avancions vite vers la concrétisation de tout cela et cela se remarque aussi dans la vie quotidienne. Les gens ont vraiment l’impression que ça y est, c’est fini.

« Plus jamais ça », c’est la phrase qui revient le plus aujourd’hui. Si vous écoutez les médias du pays, c’est l’enthousiasme généralisé, que ce soit du côté des Anti-balakas, de la coalition Seleka, des partis politiques, des autres groupes armés. Vraiment, c’est ce qu’on entend aujourd’hui et c’est une très bonne chose. C’est une forte mobilisation pour la paix.

DW : Comment faire pour concrétiser cet espoir ?

Nous venons de mettre en place un comité de pilotage de l’après-Brazzaville. Ce comité de pilotage est en train de boucler un programme de sensibilisation, d’ouverture, de discussion avec les signataires sur les modalités concrètes de mise en œuvre de cet après Brazzaville. Nous sommes en train de travailler là-dessus. Nous avons des rencontres avec la communauté internationale pour consolider tout cela. Donc tous les éléments sont en train d’être mis en place pour la bonne gestion de l’après-Brazzaville. Nous tenons à ce que cela s’intensifie pour éviter que cet enthousiasme ne se relâche.

Symbolbild Verbrechen gegen die Menschlichkeit Zentralafrika

En finir avec la violence qui fait des victimes en premier lieu chez les civils.

DW : Une semaine après Brazzaville, pensez-vous que cet accord est viable ?

Absolument. Cet accord est viable. Il était le premier acte nécessaire qu’il fallait poser. Si vous voulez discuter avec quelqu’un, il faut d’abord arrêter de vous battre. Ce n’est qu’après cela qu’on peut discuter. Il était nécessaire qu’on sorte un peu de Bangui, qu’on aille chez le président Sassou Nguesso qui est un sage dans la sous-région, un homme d’expérience qui a su trouver les mots justes pour apaiser les aigreurs et les cœurs des Centrafricains. Et au départ, ce n’était pas gagné, mais nous avons obtenu un résultat.

Evidemment, le débat est ouvert. Certaines personnes essaient de poser encore certaines conditions, mais on ne pouvait pas s’attendre à autre chose. Nous sommes en démocratie et c’est normal qu’on en débatte. Personne ne sera laissé au bord de la route.

DW : Pourtant, certains membres de la Seleka ont l’impression d’être laissés au bord de la route, justement… L’un des responsables de l’ex-rébellion a dénoncé l’accord en question.

Ceux qui sont partis à Brazzaville sont les personnes qui représentaient la hiérarchie Seleka. La possibilité a été donnée à tous les groupes armés de choisir eux-mêmes leurs propres représentants à Brazzaville. Donc ce choix a été libre, discuté au sein des différents groupes.

Prenez la Seleka, le président est [Michel]Djotodia. Mais étant sous sanctions américaines, il ne pouvait pas se rendre à Brazzavaille. Nourredine Adam, qui la deuxième personnalité des Seleka étant sous sanctions du Conseil de sécurité, il ne pouvait pas voyager à Brazzaville. Alors c’est la troisième personnalité qui a dirigé la délégation à Brazzaville et qui d’ailleurs a d’abord eu l’autorisation de Michel Djotodia – une délégation s’est rendue à Cotonou – avant de se rendre à Brazzaville. Donc nous pensons que ceux qui étaient à Brazzaville représentaient les Seleka et que cette signature est valable.

Il y a bien sûr, au sein de ces groupes armés, un certain nombre d’antagonismes internes que ces groupes doivent gérer. C’est le cas un peu partout, dans les groupes en rébellion dans différents pays. Mais ce sont des questions qui vont, petit à petit, se résorber et je crois que nous sommes sur le bon chemin pour avancer dans le processus de paix."

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