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Dossier

"Allez voter, votre voix compte"

A l'approche des législatives, dont le 1er tour est prévu pour le 24 novembre, la question du vote des réfugiés de retour chez eux se pose à nouveau. Lors de la présidentielle, peu d'entre eux avaient pu s'exprimer.

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A Tombouctou comme ailleurs dans le nord, le travail de sensibilisation est essentiel

Voici plusieurs mois que le retour des réfugiés et des personnes déplacées vers le nord du pays s'est accéléré. Pour les Maliens qui reviennent dans leur ville ou leur village, il y a bien d'autres priorités que de se renseigner sur les candidats aux législatives et sur les procédures de vote.

« Tous ceux qui étaient à Mopti, à Ségou, qui sont retournés dans les régions du nord, comme Tombouctou, Gao et Kidal, il faudrait bien les mobiliser pour qu'ils puissent aller voter le jour des élections. » soutient Ibrahima Sangho, président de l'APEM, un réseau d'ONG qui déploie des observateurs électoraux . « Ce n'est pas toujours facile, quand on a été déplacé, réfugié, et qu'on a été traumatisé par un long exil de revenir pour dire : est-ce que c'est la peine encore de voter ? Nous sommes dans cette dynamique pour dire aux gens : allez voter, votre voix compte. »

Lors de la présidentielle, Ibrahima Sangho a pu constater une nette hausse de la participation des réfugiés entre le premier et le second tour, une hausse qu'il attribue notamment au travail de sensibilisation de la société civile.

Écouter l'audio 02:08

Les réfugiés pourront-ils voter aux législatives ? Le reportage à Bamako de Sébastien Martineau

Sensibiliser la population

Justement, Mohamed Ag Assory a travaillé lors de la présidentielle auprès de la population de Kidal et des personnes originaires de Kidal ayant trouvé refuge à Bamako, pour les inciter à aller voter.

Il est le coordinateur de l'association Action nationale des jeunes du Nord pour la paix et le développement. Il revient sur les difficultés rencontrées lors de la présidentielle :

« Ici, les gens pouvaient voter parce que Bamako était un peu sécurisé, mais il y avait des problèmes opérationnels. Les gens ne disposaient pas de leur carte ou n'étaient pas inscrits ici. Et donc on sensibilisait les gens mais techniquement, peu de gens pouvaient voter. Maintenant, à Kidal, il y avait des problèmes sécuritaires, l'absence de l'administration, donc c'était vraiment très très difficile de sensibiliser les gens. » Selon Mohamed Ag Assory, l'accès aux cartes d'identité NINA s'est bien amélioré depuis, ainsi que la sécurité à Kidal, malgré de graves problèmes qui perdurent.

Le mois dernier, entre le 15 et le 30 octobre, beaucoup d'anciens déplacés ou réfugiés ont fait la démarche de s'assurer qu'ils pourraient bien voter là où ils se trouvent. On parle de 160.000 transferts de lieu de vote pendant ce délai de quinze jours qui était accordé. A noter que contrairement à la présidentielle, les réfugiés qui sont toujours à l'étranger ne pourront cette fois pas voter. Une situation que déplorent plusieurs organisations de la socíété civile malienne.

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