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Vu d'Allemagne

Allemand ou Turc, il faut choisir

La ministre allemande de la Justice dit vouloir accorder à plus de personnes la possibilité d'avoir la double-nationalité. Cela concerne en particulier les jeunes d'origine turque. La scène politique est divisée.

Tout d'abord, dans la Süddeutsche Zeitung, on peut lire cette analyse : l'opposition et le parti libéral, auquel appartient la ministre de la Justice Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, veulent accorder à davantage d'enfants d'immigrés la possibilité de garder deux passeports.

Les chrétiens-démocrates ne le veulent pas. L'Union s'accroche à un compromis bancal de 1999 : les enfants d'immigrés (hors Union européenne) doivent abandonner l'une de leurs deux nationalités avant leur 23e anniversaire. Pourtant, on chercherait en vain des cas concrets où le double-passeport aurait posé problème.

Sabine Leutheusser-Schnarrenberger en visite en Turquie, en novembre en 2012

Sabine Leutheusser-Schnarrenberger en visite en Turquie, en novembre en 2012

Die tageszeitung se demande s'il ne faut pas considérer cette proposition de la ministre de la Justice comme une arme de campagne électorale. Son parti, le FDP, a fait bien peu pour supprimer l'obligation du choix d'une nationalité. Une obligation qui cause pourtant des difficultés, observe le journal : des jeunes gens nés en Allemagne qui se voient retirer leur passeport allemand, une administration qui se plaint du poids burocratique de cette mesure...

Et les organisations de migrants dénoncent le fait que les jeunes Germano-Turcs - puisque ce sont eux les premiers concernés - sont traités autrement que ceux des pays de l'Union européenne. La CDU et la CSU, les deux partis conservateurs, mettent systématiquement en avant la question de la loyauté. Mais pourquoi un Germano-Turc serait-il moins loyal qu'un jeune aux racines espagnoles ou polonaises ?

Die Welt revient de son côté sur Chypre, où l'on vote dimanche pour le second tour de la présidentielle. Si l'on considère des critères objectifs, Chypre et ses banques ne méritent pas l'aide des contribuables européens, d'autant plus que l'économie chypriote est trop petite pour représenter un risque pour l'euro. Mais on peut tout de même comprendre ce qui pousse Angela Merkel à ne pas vouloir risquer une faillite de ce pays, après les turbulences de ces dernières années.

Si les Européens ne peuvent pas refuser leur aide à ce paradis du blanchiment d'argent, alors on doit au moins faire en sorte de protéger les contribuables. Et de faire payer en priorité ceux qui ont longtemps profité du modèle chypriote : les investisseurs.

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