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Ali Bongo réinvesti veut réconcilier le pays

Le président gabonais a prêté serment pour un deuxième septennat. Il souhaite entre autres offrir plus de formations aux jeunes.

Écouter l'audio 02:04

Les précisions de notre correspondant Wilfried Obangome

L'investiture s'est passée dans une ambiance bonne enfant. Le président gabonais réélu a pris la parole et a tendu la main à l'opposition et à toutes les forces vives de la nation. Pour l'instant, le camp de Jean Ping n'a pas réagi.

Cécile Kyenge, membre de la mission d’observation des élections au Gabon est dubitative en ce qui concerne la validation de la réélection d’Ali Bongo par la cour Constitutionnelle gabonaise. Pour cette députée européenne, la cour n’a pas associé la mission d’observation de l’UE  tel que mentionné dans les conventions de création de ladite mission. Cécile Kyenge se prononce également sur d’autres faits qui la rendent perplexe face à cette décision et appelle la communauté internationale à agir pour restaurer la paix au Gabon:

C K: Il y a des faiblesses sur le processus du contenu électoral puisque la cour n’a pas confronté les différentes copies des  procès verbaux. Elle a statué par exemple sur les procès verbaux fournis par la CENAP sans la possibilité de recompter les bulletins de vote. Donc toute la vérité n’a pas été démontrée sur les évidentes anomalies dans les résultats, par exemple pour la province du Haut-Ogooué, ce qui met en doute les résultats définitifs déclarés par la cour Constitutionnelle. Donc si d’un côté je mets des motifs qui sont purement techniques, d’un autre côté, je crois qu’il faut aussi relever du fait qu'aujourd’hui l’Afrique, mais surtout je parle du cas du Gabon, a besoin de l’alternance: pour avoir une nouvelle classe dirigeante au pouvoir, pour arriver aussi à la séparation des pouvoirs.

DW:  La mission d’observation de l’UE a exprimé ses regrets, aucune considération n’a été faite. Aujourd’hui c’est l’investiture, quelle sera la suite?

CK: Normalement une mission d’observation éléctorale s’exprime 48h après avec une déclaration préliminaire. Alors là, c’est juste pour voir certains faits qui se sont passés durant la journée de vote et à quelques jours. Normalement, le rapport final est indépendant de l’investiture du président, puisque ce n'est pas à nous de déclarer le président. Normalement, c’est après pas moins de 45 jours après les élections, alors la mission d’observation électorale peut présenter un rapport final avec tout ce qu’elle a observé mais faire aussi des recommandations pour renforcer le processus et surtout pour travailler à des objectifs de moyen et long terme.

Pour ce qui concerne disons l’investiture du président Bongo, la communauté internationale ne doit pas seulement observer. La communauté internationale doit aussi agir, doit aussi essayer de ramener un peuple, un pays aussi vers un dialogue inclusif avec tous les acteurs et surtout pour rétablir la paix et rétablir aussi un climat de confiance dans le pays. C’est très important.

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