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Afrique

Ali Bongo: "Il n’y a pas de place pour deux dans le fauteuil"

A deux semaines de la présidentielle au Gabon, le président sortant, Ali Bongo Ondimba a accepté de parler à la Deutsche Welle dans une interview réalisée à Libreville. La campagne électorale s'ouvre ce samedi au Gabon.

Écouter l'audio 02:19

"Je suis prêt à ouvrir le dialogue sur la limitation des mandats présidentiels" (Ali Bongo)

DW: Bonjour, Monsieur, le Président. À mesure qu'approche la présidentielle du 27 août, la contestation autour de votre filiation avec le feu président Omar Bongo prend de l'ampleur. Que répondez-vous à ces accusations de l'opposition?


Ali Bongo : C’est l’argument des faibles. Lorsqu'on est fort, lorsqu’on est sûr de soi, sûr de ses arguments, sûr de son programme, on va aux élections. Mais lorsqu’on n’est pas sûr de son programme et lorsqu’on redoute le bilan de l’adversaire alors on essaie de le disqualifier avant même que la compétition ne commence. C’est pour cela que je dis, que c’est l’arme des faibles. Parce qu’il n’y a rien dans tout cela. C’est du vent. Curieusement, ces messieurs-là attendent maintenant pour venir parler de ce problème. Pourquoi du vivant de mon père, n’ont-ils pas parlé de cela? Ce qui est simple et très clair, c’est qu' en Droit, c’est celui qui accuse qui doit apporter la preuve. Ont-ils apporté une seule preuve que je ne sois pas qui je suis ? Non.

Comment se fait -il que parmi vos adversaires pour la présidentielle du 27 août, il y ait autant de personnes qui viennent de votre formation politique et parfois même de votre propre famille?

Ali Bongo : Malheureusement, il n’y a pas de place pour deux dans le fauteuil. C’est tout ce que je peux vous répondre et certains ont des ambitions. Ils veulent aussi assumer ces ambitions-là. Et donc, le fauteuil est déjà pris. Et les Gabonais auront tout le loisir, le 27 août de juger qui a le meilleur programme pour le développement du Gabon, ces sept prochaines années. Les faits sont là, et les faits sont têtus. Ils peuvent dire tout ce qu’ils veulent, le peuple gabonais, lui, il voit ces changements-là. Nous faisons passer le Gabon d’une économie de rente à une économie de production avec une diversification accélérée de notre économie. Ça, c’est le changement. Le vrai.


Vous savez, il y a un grand débat en Afrique : c’est la limitation du nombre de mandats. Vous avez dit être prêt à en parler dans le cadre d’un dialogue national. Si vous êtes réélu, cette question de la limitation du nombre des mandats et pourquoi pas d’un retour à la précédente Constitution de 1991, est-ce que ça, vous y seriez prêt, si vous étiez réélu ?


Ali Bongo : J’ai indiqué que je serai prêt au dialogue. Et donc, je suis prêt à ouvrir ce dialogue avec toutes les forces politiques du pays. On verra maintenant ce qui sortira de ce dialogue. Moi, je suis prêt. Je n’ai pas de problème là-dessus. Au cours de mon mandat, j’ai souvent tendu la main pour le dialogue. J’ai souvent appelé les partis d’opposition. Ils ont refusé. Donc ce n’est pas moi qui refuse la main tendue. À ce sujet, je n’ai vraiment aucune crainte et aucune réserve à m'ouvrir à toutes les forces politiques.

Interview réalisée à Libreville par Claire Marie Kostmann

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