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Vu d'Allemagne

Alep dévastée, à quand la fin de la guerre?

Les journaux allemands commentent largement la situation tragique dans la ville d’Alep en Syrie. Une ville dévastée où les opérations d'évacuation des derniers rebelles et de leurs familles ont débuté ce jeudi.

 
Die Welt dresse un bilan provisoire et caractérise ce qu’Alep représente: "Alep - ce nom signifie davantage qu’une ville agonisante dans une guerre civile". Comme Sarajevo, Alep est devenu un synonyme de l’Horreur, relève le quotidien. Son nom est à jamais associé à des meurtres de masse, à une boucherie, à la famine et à des gens assassinés au vu et au su de l’opinion publique mondiale. Rien qu’à Alep, 30.000 personnes ont trouvé une mort brutale, au moins 400.000 dans toute la Syrie jusqu’ici, selon des estimations sérieuses", s’indigne le journal qui craint que ce ne soit là encore qu’un "bilan provisoire"...

Syrien Busse stehen bereit für die Evakuierung in Aleppo (Reuters/O. Sanadiki )

Au milieu des ruines de l'est d'Alep, des dizaines de bus prêts à évacuer la population civile

"Le Conseil de Sécurité des Nations unies pourrait à tout moment mandater une intervention, souligne pour sa part la FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung. A tout moment, le Conseil pourrait transmettre le dossier syrien à la Cour Pénale Internationale, à tout moment il pourrait mettre en place un Tribunal spécial. Car la promesse du droit pénal international est bien qu’aucun criminel de guerre, qu’il soit caporal, général ou président, reste impuni. Mais la Russie, membre permanent du Conseil et munie donc d’un droit de véto, est elle-même impliquée dans cette guerre.

UN Sicherheitsrat New York USA Syrien (Reuters/A. Kelly)

Le Conseil de Sécurité des Nations unies s'est avéré impuissant à mettre fin aux massacres en Syrie.

 Du reste, les autres membres du Conseil y ont aussi leurs propres intérêts. Sur ce point rien n’a changé depuis 1945. Ainsi, -conclut le journal de Francfort sur un ton désabusé-, les démocraties envoient un message clair aux victimes dans les décombres des villes bombardées et dans les caves de torture des dictateurs : vous ne comptez pas vraiment pour nous !"… 

Le quotidien de Hambourg, Die Zeit, résume : "Nombreux sont les politiciens occidentaux qui aimeraient clouer le cercueil de la Syrie et graver sur la pierre tombale l’épitaphe suivante : 'Nous ne pouvions malheureusement rien faire!' 

 

Autre thème: l'expulsion par l'Allemagne de réfugiés afghans

 

La décision de Berlin d’expulser des réfugiés afghans, à la suite de la signature d'un accord entre l'UE et l'Afghanistan, fait l'obet de critiques.
 "C’est le signal que l'Allemagne met un terme à la culture de l'accueil, estime ainsi  la Süddeutsche Zeitung; que des temps plus durs ont commencé pour les réfugiés; que même des gens qui ont fui des zones de guerre et de crises, ne sont plus assurés de pouvoir rester en Allemagne. C‘est le signal que, dorénavant, Berlin se montrera plus ferme. De cette manière, estime le quotidien de Munich, les réfugiés de longue date doivent rester dans l’incertitude et les nouveaux réfugiés être découragés.

Leipzig Abschiebungen abgelehnter Asylbewerber Symbolbild (picture-alliance/dpa/S. Willnow)

A Leipzig, des policiers accompagnent à l'aéroport des réfugiés dont la demande d'asile a été rejetée

Mais, critique la Süddeutsche, renvoyer des personnes dans un pays où leur vie est menacée, c’est sacrifier le droit international et la Convention de Genève sur les réfugiés" ...   

"La protection de personnes que l’on renvoie dans leur pays devrait être garantie au moins à moyenne échéance, estime pour sa part le quotidien Mitteldeutche Zeitung de Halle dans l’est de l’Allemagne. Toute autre option est préoccupante et condamnable sur le plan éthique", conclut le quotidien.

 

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