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Afrique

Al Mahdi demande pardon aux Maliens

Le procès du djihadiste malien s’est ouvert ce lundi devant la CPI. Ce touareg est poursuivi pour crime de guerre pour avoir participé à la destruction de neuf mausolées à Tombouctou, dans le nord du pays.

Écouter l'audio 02:52

"Tous ceux qui ont commis des forfaits dans le nord du Mali doivent répondre de leurs actes" (Yaya Sangaré)

Le djihadiste malien a demandé pardon pour la destruction de ces mausolées. Ce qui n’émeut pas Me Mayombo Kassongo, le représentant légal des victimes dans l’affaire Al Mahdi : "Les personnes physiques acceptent le pardon, digèrent la douleur. Les esprits ont été attaqués ! Autrement dit, les Saints ont été attaqués. Donc à ce niveau là, aucune personne physique ne peut estimer ce qu'une âme ou un Saint peut sentir s'il le sent encore. Le pardon est bien, mais il va falloir que la justice suive son cours. C'est du moins le souhait des victimes."

Et les autres coupables ?

L’un des mausolées de Tombouctou détruit.

L’un des mausolées de Tombouctou détruit.

Plusieurs de ses complices présumés accusés d’avoir amputé des bras de certains habitants de Tombouctou ne sont pas inquiétés. Pire, certains d’entre eux, seraient même des interlocuteurs privilégiés du pouvoir central à Bamako, dans le cadre du processus de réconciliation nationale.

Une chose que déplore Yaya Sangaré, député et membre de l'ADEMA, l'Alliance pour la démocratie au Mali. Le parti de l’ex-président Alpha Omar Konaré appartenant à la majorité présidentielle : "Tous ceux qui ont commis des forfaits, pour moi, doivent répondre des actes, soit au Mali, soit au niveau de la communauté internationale. Et c'est après la phase de la justice maintenant que la réconciliation doit venir ! Si le pardon doit se faire, le pardon se fait sur des actes qui auraient été reconnus et que la justice a tranchés. Mais si on fait la réconciliation en laissant vraiment des plaies qui ne sont pas cicatrisées ou qui ne sont pas traitées, je crois que, si on ne fait pas attention, ça peut revenir d'une autre manière."

Ce procès inédit qui va durer une semaine était très attendu. L’accusé, Ahmad Al Faqi Al Mahdi encourt une peine maximale de 30 ans de prisons ferme.

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