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Afro-presse (hebdomadaire)

Afropresse, l'Afrique à travers la presse allemande

Cette semaine, l'Afrique est largement traitée dans la presse allemande sous l'angle du changement climatique

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D'une extrême à l'autre: sécheresse en Afrique de l'Est - inondations en Afrique de l'Ouest

Un changement climatique qui rend la survie des nomades du nord-est de l'Afrique de plus en plus difficile, lit-on dans la Süddeutsche Zeitung. Le journal cite des peuples comme les Karamojong, les Pokot, les Turkana, qui ont déjà survécu à de nombreuses sécheresses. Autrefois les périodes d'extrême sécheresse revenaient à des rythmes réguliers, tous les huit ou dix ans. C'étaient des moments difficiles, les plus faibles ne survivaient pas toujours, L'épreuve était dure pour les hommes et les animaux. Mais depuis quelque temps, poursuit le journal, la sécheresse s'abat presque chaque année et c'est un danger existentiel d'une tout autre ampleur.

Karimojong oder Karamojong

Un membre de la tribu Karamojong

Dans le nord est de l'Afrique 23 millions de personnes sont menacées de famine. Quelles chances ont-elles, demande le journal, de maîtriser les conséquences du changement climatique. Dans des pays comme le Kenya et l'Ouganda, les régions concernées n'ont qu'un faible poids politique. L'Ouganda justement inspire un long article à la Tageszeitung. Classé parmi les pays les moins avancés, l'Ouganda n'aurait pas à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Mais note le journal, l'économie ougandaise se développe, elle aussi: de plus en plus de voitures et de camions polluent l'air, des usines s'installent, bientôt on exploitera du pétrole en Ouganda. Raison pour laquelle l'Ouganda a décidé de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Par exemple en développant les transports en commun, en remettant en service les voies ferrées datant de l'époque coloniale ou encore en construisant des barrages le long du Nil pour approvisionner les régions rurales en électricité. Mais pour cela l'Ouganda a besoin d'un appui financier et technologique.

Reiter im Sandsturm nahe Darfur

Tempête de sable au Darfour

Le changement climatique peut être aussi un facteur de guerre.La Süddeutsche Zeitung qui publie un article intitulé le climat et la guerre. 5000 kilomètres, écrit le journal, séparent les fauteurils de velours de Copenhague des zones de la mort du Darfour. Et qu'ont à voir les cavaliers de la mort du Darfour avec les émissions de CO2, les gaz à effet de serre et le réchauffement de la terre? Plus, en fait, que ne veulent se l'avouer les Etats réunis pour ce sommet mondial. Même si la guerre du Darfour semble compliquée et a beaucoup de causes, une chose est sûre, souligne le journal: le changement climatique accentue la lutte pour l'eau et les pâturages, il libère une énorme force explosive dans les régions où les ressources se font de plus en plus rares pour les humains. Cela s'applique non seulement à l'ouest du Soudan mais aussi à beaucoup d'autres régions du monde. La plupart sont situées en Afrique . La protection du climat est donc l'un des investissements les plus importants dans l'avenir de l'Afrique, ajoute le journal.

Joseph Kabila

Joseph Kabila

La République démocratique du Congo continue aussi de retenir l'intérêt de la presse allemande. Cette fois-ci il ne s'agit pas des violences dans l'est du pays, mais de l'émergence, semble-t-il, d'une nouvelle rébellion dans le nord-ouest, à la frontière avec le Congo-Brazzaville. La Tageszeitung parle en tout cas d'une nouvelle rébellion qui menace Kabila. Une armée dénommée "les patriotes résistants" a endossé la responsabilité d'une série d'insurrections armées dans la province de l'Equateur, le long du fleuve Oubangui. Ce qui a été présenté fin octobre comme des affrontements tribaux dans la localité de Dongo, est entre-temps qualifié de début d'une guerre par Ambroise Lobala Mokobe, le chef de ces "patriotes résistants". Ces derniers, poursuit le journal, empruntent au camp ultranationaliste tout l'éventail de la propagande anti-Kabila: le président ne serait pas le fils de Laurent Désiré Kabila, mais un enfant adoptif rwandais. La communauté internationale l'aurait imposé aux Congolais aux élections de 2006 pour pouvoir exploiter avec lui les richesses du pays. C'est avec ce genre de discours, rappelle le journal, que l'ancien chef rebelle Jean Pierre Bemba était arrivé largement en tête, aux élections de 2006, dans sa province natale de l'Equateur, province d'où était originaire également Mobutu. Aujourd'hui Bemba est en prison à la Haye, Sa garde est dispersée aux quatre vents, son parti, le MLC a perdu en 2008 le gouvernement provincial de l'Equateur. Des anciens combattants du MLC et des soldats de Mobutu exilés au Congo Brazzaville seraient à l'origine de cette nouvelle rébellion. ajoute la TAZ.

Flash-Galerie Fussball WM Südafrika 2010

Enfin la presse allemande nous propose aussi quelques artciles sur la coupe du monde de football, l'an prochain en Afrique du sud. Le Tagesspiegel s'arrête plus spécialement sur le problème des distances, L'Afrique du sud est trois fois et demie plus grande que l'Allemagne. L'équipe allemande, même si elle ne va pas jusqu'au match final, devra parcourir entre 8 000 et 9 000 kilomètres. Et puis au chapitre sécrutié le journal relève que l'ambassade d'Allemagne à Prétoria déconseille de sortir de son hôtel le soir. Pour la Süddeutsche Zeitung, les transports seront le principal défi. La construction du train rapide reliant l'aéroport de Johannesburg au centre ville puis, 60 km plus loin, à la ville de Prétoria, ce train rapide donc sera tout au plus terminé à moitié, écrit le journal. L'introduction de nouvelles lignes de bus dans les grandes villes et la mise en service de 570 nouveaux bus n'en sont encore qu'au stade expérimental. Pour assurer une circulation fluide de ces bus, il faudra faire de la place, ce qui engorgera encore plus la circulation individuelle.

Auteur: Marie-Ange Pioerron / Rédaction: Fréjus Quenum

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