Afropresse, l′Afrique à travers la presse allemande | Afro-presse (hebdomadaire) | DW | 04.12.2009
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Afro-presse (hebdomadaire)

Afropresse, l'Afrique à travers la presse allemande

Cette semaine encore la région des Grands Lacs retient l'intérêt des journaux,

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Réfugiés congolais à la frontière de l'Ouganda en 2008

C'est tout d'abord la République démocratique du Congo, avec un article de la Frankfurter Allgemeine Zeitung sur le rapport de l'ONU à propos du réseau de soutien dont bénéficient les rebelles hutus rwandais des FDLR. Ce rapport officiellement n'est toujours pas publié. Mais les médias en connaissent déjà les grandes lignes. La mission de l'Onu au Congo, écrit la FAZ, était censée apporter la paix dans l'est du pays. Mais les milices continuent de frapper. Cela tient sans doute au fait que la Monuc équipe une armée congolaise sous-payée qui à son tour équipe des groupes terroristes en échange d'argent ou d'un pourcentage sur les revenus tirés du trafic d'or, de minerai d'étain ou d'autres matières premières. Ce rapport, note encore le journal, met officiellement au jour le dilemme de la force de l'ONU: d'une part la Monuc a pour mandat de combattre les FDLR, conjointement avec l'armée de pilleurs qu'est l'armée congolaise, de l'autre elle se doit de protéger les civils. Cette contradiction est militairement insoluble. La Tageszeitung évoque la condamnation en Belgique de celui qu'on a surnommé le "banquier du génocide" rwandais. Ephrem Nkezabera passera probablement la fin de ses jours en prison. A 57 ans, l'ancien directeur de la Banque commerciale du Rwanda a été condamné à 30 ans de prison pour crimes contre l'humanité. Il n'a échappé à une condamnation pour génocide que pour une seule raison, précise le journal: le crime de génocide n'existe dans le droit belge que depuis 1999 , et ne peut être appliqué à titre rétroactif. Dans un autre article, beaucoup plus bref, le même journal, écrit que le Rwanda est de nouveau fréquentable. Il a accompli deux démarches qui normalisent ses relations avec le reste du monde: d'une part son adhésion au Commonwealth, de l'autre la reprise de ses relations diplomatiques avec la France.

Symbolbild Erde EU Klima

Le sommet mondial sur le climat, à Copenhague, est aussi une occasion de parler de l'Afrique dans la presse allemande.L'Afrique est dans le camp des pauvres, or comme le note la Frankfurter Allgemeine Zeitung l'un des points qui promet d'être le plus chaudement discutés à Copenhague sera de savoir comment le Sud pauvre doit être financièrement dédommagé par le Nord riche pour les dommages causés par le changement climatique. Selon les scientifiques, poursuit le journal, l'Afrique est le continent le plus durement touché par le changement climatique. Les températures y augmentent beaucoup plus fortement que dans d'autres parties du monde, le continent étant déjà régulièrement frappé par des sécheresses et des catastrophes naturelles. D'ici à 2020, le récoltes pourraient y diminuer de moitié. La Frankfurter Rundschau s'arrête sur l'appel lancé aux responsables politiques par la fédération allemande de la construction mécanique. Son président, Manfred Wittenstein, plaide pour des objectifs ambitieux en matière de protection du climat, mais sans que la protection de la propriété intellectuelle ne soit remise en cause. Ce dont il est question ici, explique le journal, c'est du transfert très contesté de technologie, un thème central à Copenhague. En clair, les pays industrialisés devraient cédér gratuitement aux pays en développement et pays émergents la technologie nécessaire à une gestion économique plus efficace. Mais, poursuit le journal, certains pays au développement industriel déjà bien avancé, comme la Chine et l'Inde, revendiquent le statut de pays en développement ou émergent, pour obtenir gratuitement cette technologie. Un comble, selon l'industrie allemande qui donnerait ainsi un coup de pouce à ses propres concurrents.

Südafrika AIDS Konferenz Flash-Galerie

Information sur le sida en Afrique du sud

Et puis comme tous les ans, le 1er décembre a été la journée internationale de lutte contre le sida. L'occasion pour la presse allemande de donner un coup de projecteur sur les ravages que fait la maladie en Afrique du sud. "Le sida bouffe l'Afrique du sud" titre la Tageszeitung. Avec 5,7 millions de séropositifs et un millier de morts par jour, le pays vit la pire épidémie de sida au monde. Dans l'Etat libre d'Orange les soins médicaux sont catastrophiques. Au lieu de recevoir des médicaments qui prolongent la vie, les malades du sida sont seulement inscrits sur une liste d'attente. Et elle est longue. Là aussi, note plus loin le journal, la crise financière se fait sentir. Le groupe de pression le plus célèbre d'Afrique, le Treatment Action Campaign, a dû fermer la moitié de ses 13 bureaux dans le pays. Pour 2010 son budget va passer de 54 à 26 millions de rand. Mais, souligne le journal, la récession n'explique pas tout. Les organisations humanitaires internationales modifient aussi leurs priorités et veulent par exemple intégrer plus fortement dans leurs programmes des maladies comme la tuberculose et le paludisme.

Symbolbild Libyen Schweiz

Enfin les relations tumultueuses entre la Suisse et la Libye sont aussi évoquées dans la presse allemande. Deux hommes d'affaires suisses ont été condamnés à seize mois de prison ferme pour fraude fiscale et non respect des procédures de visa.

La Libye défie la Suisse, écrit la Süddeutsche Zeitung qui relève que la condamnation est intervenue deux jours après la tenue du référendum interdisant la construction de minarets en Suisse. Les deux hommes d'affaires, rappelle le journal, sont retenus en Libye depuis juillet, après la brève détention à Genève d'un fils Kadhafi, Hannibal Kadhafi, et de son épouse, soupçonnés de mauvais traitements envers des domestiques. On parle en Suisse, note le journal, de prise d'otage, d'arbitraire et de vengeance. Les relations entre la Suisse et la Libye sont durablement empoisonnées par cette affaire. Au mois d'août, pour tenter de normaliser la situation, le président de la Confédération Helvétique, Hans-Rudolf Merz, s'est rendu à Tripoli et a présenté des excuses pour le traitement du fils Kadhafi par la justice genevoise. L'humiliation, souligne le journal, n'aura servi à rien.

Auteur: Marie-Ange Pioerron / Rédaction: Fréjus Quenum

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