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Afro-presse (hebdomadaire)

Afropresse l'Afrique à travers la presse allemande.

Côte d'Ivoire - Afrique du sud - Angola

C'est tout d'abord la Côte d'Ivoire qui retient cette semaine l'intérêt des journaux. La visite en France du président Laurent Gbagbo est perçue comme un signe de dégel entre Paris et Abidjan.
Dégel, c'est le mot qu'emploie la Frankfurter Allgemeine Zeitung pour qualifier la rencontre entre Jacques Chirac et Laurent Gbagbo. Après 16 mois de guerre civile et un accord de paix plus ou moins dicté par la France, après la plus grande mission de l'armée française à l'étranger depuis 20 ans et des mois de violences anti-françaises, les relations entre les deux pays, écrit le journal, semblent à nouveau dictées par la raison, et non plus par l'émotion. Un changement qui tient principalement aux deux raisons suivantes : la désillusion de Paris sur les capacités politiques des ministres issus de la rébellion, et une prise de conscience encouragée par le nouvel ambassadeur de France à Abidjan, à savoir qu'aucune paix ne sera possible sans Gbagbo. Lequel doit son invitation en France, poursuit le journal, à son assurance proclamée en décembre dernier d'appliquer point par point les dispositions contenues dans les accords de Marcoussis. En particulier la réforme du régime foncier et la loi sur l'éligibilité des candidats à la présidence. Cela dit, note notre confrère, cela fait longtemps déjà que Laurent Gbagbo gouverne avec un cabinet fantôme, à l'écart du gouvernement de transition de l'incolore premier ministre Seydou Diarra, et qu'il prépare l'élection présidentielle prévue en 2005. S'il veut la remporter il doit non seulement mettre un terme définitif à la guerre mais aussi enrayer le déclin de l'économie ivoirienne.

En Afrique du sud, c'est au mois d'avril qu'auront lieu les élections. Il s'agira des troisièmes élections générales depuis la fin de l'apartheid, et elles réveillent de vieilles rivalités dont la presse allemande se fait l'écho.
Comme le titre la Frankfurter Rundschau, dans le KwaZulu-Natal, la campagne électorale commence à coup de lances et de haches. Les vieilles rivalités entre l'ANC et l'Inkatha sont ravivées. Plusieurs personnes ont déjà été tuées. Le conflit entre l'ANC et l'Inkatha, un parti surtout populaire chez les Zoulous, remonte aux années 90, rappelle le journal. A l'époque le régime de l'apartheid avait formé et financé des miliciens Inkhata pour qu'ils combattent l'ANC. Après les premières élections libres de 1994, des accords avaient été conclus entre les deux mouvements. Ils prévoyaient la participation de l'Inkatha au gouvernement central de même que la formation d'une coalition avec l'ANC dans la province du KwaZulu-Natal. Mais cette coalition a éclaté l'an dernier, et ajoute le journal, il est très improbable que l'ANC, qui est crédité dans les sondages de près de 50% des voix, accepte une nouvelle alliance avec l'Inkatha. Le KwaZulu-Natal est l'une des rares provinces sud-africaines à ne pas être gouvernées exclusivement par l'ANC. D'un autre côté, poursuit le journal, l'Inkatha sombrera dans l'insignifiance si elle n'est plus associée au gouvernement dans son fief du KwaZulu-Natal. Pour son chef Mangosuthu Buthelezi, au demeurant toujours ministre de l'intérieur dans le gouvernement Mbeki, ces élections sont donc cruciales. D'où le risque d'une campagne électorale extrêmement brutale.

Enfin la presse allemande nous révèle qu'une gigantesque opération militaire est actuellement menée dans le nord-est de l'Angola. La guerre civile est terminée depuis 2002, et cette fois-ci, lit-on dans la Tageszeitung de Berlin, cette opération militaire vise à mettre un terme à l'exploitation informelle de diamants dans la vallée de la Kwanza. La cible, ce sont les quelque 300 000 clandestins qui au péril de leur vie cherchent les fameuses pierres précieuses dans les lits des rivières. Ou bien ils doivent demander une autorisation officielle, très difficile à obtenir, ou bien ils doivent plier bagages - cette deuxième option étant la seule, note le journal, pour les 90 000 étrangers présents sur place, pour la plupart des ressortissants de la République démocratique du Congo, ainsi que de Sierra Leone, du Mali et du Sénégal. Selon l'organisation congolaise de défense des droits de l'homme « La Voix des Sans-Voix », 10 000 Congolais ont été chassés des mines angolaises de diamants depuis la fin décembre.
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