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Afro-presse (hebdomadaire)

Afropresse, l’Afrique à travers la presse allemande

RdCongo

Cette semaine encore le projet de mission européenne en République démocratique du Congo reste le sujet qui inspire le plus d’articles et de commentaires aux journaux.

L’Union européenne a donné cette semaine son accord de principe et les plans se précisent, encore que les parlementaires allemands ne seront appelés à donner leur feu vert qu’au début du mois de mai. La presse, elle, continue d’égratigner les zig-zags des Européens, et surtout des Allemands bien sûr. Des arguments sans cesse nouveaux, écrit la Süddeutsche Zeitung, ont été avancés en faveur de l’envoi de troupes : fidélité aux partenaires européens, devoir spécial de l’Europe envers l’Afrique, intérêt porté par l’Allemagne à un approvisionnement sûr en matières premières. Sans compter cette thèse particulièrement absurde, selon laquelle en allant maintenant au Congo on pourrait mieux résister à la pression des Etats-Unis en faveur d’une mission au Darfour. Ceux qui voteront pour

l’opération en RDC, souligne le journal, doivent pouvoir avoir la certitude que le gouvernement gèrera cette opération de manière professionnelle. Or c’est précisément ce qui manque. Le quotidien Die Welt n’est pas moins sévère lorsqu’il écrit que les chiffres, à eux seuls, font douter de la crédibilité de la mission :1 500 soldats européens pour un pays grand comme l’Europe de l’ouest. Cette petite force sera dans le meilleur des cas une garde rapprochée pour le président Kabila, sans qu’il soit clair pour autant si les Européens doivent protéger Kabila ou l’empêcher de faire des bêtises. Kabila, note la Süddeutsche Zeitung dans le portrait qu’elle brosse du président congolais, est le seul à savoir s’il veut réellement des soldats français ou allemands au Congo. Car bien qu’il soit au pouvoir depuis cinq ans, il reste une énigme pour les Congolais. 1 500 soldats pour une ville de huit millions d’habitants, même limitée à Kinshasa, note la Frankfurter Rundschau, la mission de l’UE est, en termes militaires, une mission impossible. Mais sécuriser les élections, cela signifie avant tout afficher sa présence. Le journal, qui consacre une page entière au Congo, relève dans un autre article que si la paix existe bien sur le papier, plus de 30 000 personnes sont encore victimes, chaque mois, d’innombrables conflits en RDC – soit infiniment plus de morts que pendant les dix dernières années du conflit israélo-palestinien.

Du Congo au Darfour, la presse allemande dénonce plus généralement l’échec des forces de paix déployées en Afrique. Si le conflit du Darfour a eu un effet positif, lit-on dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, il réside dans l’engagement militaire de l’Union africaine. Sa mission –

7 800 soldats et policiers – n’a certes pas eu plus de succès qu’une mission comparable des Nations unies. Mais l’organisation panafricaine a enfin joint l’acte à la parole et tenté d’apporter une solution africaine à un conflit africain. La mission semblait annoncer à long terme l’émancipation politique de l’UA. C’était, et cela reste une illusion, souligne le journal. Début mars l’UA a décidé de transférer ses soldats sous la responsabilité de l’ONU dans les six prochains mois. L’argument du manque d’argent est peu crédible. L’Union européenne a fourni une importante aide financière et logistique. Il est à craindre, prédit la FAZ, que la future mission des Nations unies au Darfour n’obéisse au dénominateur commun de toutes les missions de paix en Afrique : leur inutilité. Et le journal de renvoyer précisément à l’incapacité des 17 000 casques bleus de la MONUC de garantir le bon déroulement des élections au Congo.

En plus bref sachez encore que la Tageszeitung consacre dans son édition de jeudi un article à la Guinée. Avec l’hospitalisation à Genève du président Lansana Conté, le régime du seul dictateur restant en Afrique de l’ouest vit ses derniers jours, écrit le journal. Depuis des mois les forces politiques guinéennes se préparent à l’ère post-Conté. Mais le paysage politique guinéen suit des lignes de partage ethniques et des luttes de pouvoir sont à attendre après la mort de celui qui dirige la Guinée depuis 1984.

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