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Afro-presse (hebdomadaire)

Afropresse, l’Afrique à travers la presse allemande

Köhler/Botswana – Allemagne/Rwanda - Darfour

Nous commençons par le voyage du président allemand Horst Köhler en Afrique. Un voyage qui s’est achevé cette semaine au Botswana, dernière étape, après le Mozambique et Madagascar. Mais il faut bien reconnaître que ce deuxième voyage de Horst Köhler en Afrique n’a pas fait couler beaucoup d’encre ici dans la presse. La Frankfurter Rundschau nous propose quand même un article sur la visite du président au Botswana, la première visite d’un chef d’Etat européen dans ce pays depuis son indépendance il y a 40 ans. Horst Köhler, note le journal, n’a pas été avare de compliments à l’adresse du Botswana, « la plus vieille démocratie du continent », un pays modèle qui utilise judicieusement la richesse tirée de ses ressources naturelles. Mais poursuit notre confrère, la prospérité du Botswana a une date de péremption naturelle. Raison pour laquelle cette mini-nation tributaire de la vente de ses diamants cherche à diversifier son économie avec l’aide de l’étranger. Sans succès jusqu’à présent. C’est donc sans détours que le président Mogae a exprimé l’attente que la visite de Horst Köhler inaugure un changement.

Un autre événement retient davantage l’intérêt de la presse allemande : c’est l’arrestation à Mannheim, dans l’ouest de l’Allemagne, du chef de la rébellion hutue rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda.

Et les FDLR, les forces démocratiques de libération du Rwanda, ce sont le bras politique des combattants hutus rwandais qui, depuis des années, terrorisent la population dans l’est du Congo, lit-on dans la Tageszeitung. Elles ont été créées en 2001, en Allemagne, lors d’un congrès de Rwandais en exil, qui ont élu à la présidence du mouvement Ignace Murwanashyaka, celui-là même donc qui a été arrêté à Mannheim. Lui-même n’a pas participé au génocide de 1994, note le journal. Dans les années 90 il était étudiant à Bonn. En 2005 il a été destitué de la présidence des FDLR pour être remplacé par un leader plus modéré. Mais poursuit la Tageszeitung il n’a pas accepté cette destitution, et dans l’est du Congo les combattants hutus qui lui sont restés fidèles se sont considérablement renforcés ces derniers mois. Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung l’arrestation d’Ignace Murwanashyaka pour entrée illégale sur le territoire allemand, soulève surtout une question : pourquoi est-elle intervenue si tardivement, alors que depuis novembre 2005 il était sous le coup de sanctions de l’ONU pour crimes contre l’humanité et violation de l’embargo sur les armes. Des sanctions consistant en un gel de ses avoirs à l’étranger et une interdiction de voyager. Or souligne le journal, il faisait régulièrement la navette entre Mannheim et Bruxelles sans être inquiété. Si la police allemande a maintenant frappé dans la perspective peut-être de la prochaine mission de la Bundeswehr au Congo, il faut s’interroger sur le rôle de la police belge, la mieux informée en Europe sur les événements de 1994 au Rwanda.

Enfin la presse allemande revient cette semaine sur la guerre du Darfour, dans l’ouest du Soudan.

Une guerre dont il ne faut pas espérer qu’elle s’arrête rapidement, estime la Süddeutsche Zeitung. Le journal en veut pour preuve la difficulté des occidentaux à appliquer des sanctions aux fauteurs de guerre. Exemple : Salah Abdallah Gosh, le chef des services secrets soudanais, tenu pour responsable d’innombrables exactions au Darfour. Son nom figure sur une liste de 17 personnes qui selon un groupe d’experts doivent être sanctionnées par l’ONU. Mais les Américains précisément, qui ont dénoncé un génocide au Darfour, ont beaucoup de mal à sanctionner un homme comme Gosh. Trop de groupes d’intérêts tentent d’influer sur le gouvernement américain. D’une part le lobby en faveur des victimes de la guerre, qui prône une ligne dure vis-à-vis de Khartoum. De l’autre les services secrets américains qui voient en Gosh un informateur important dans la lutte contre le terrorisme et qui ne veulent pas voir tarir une source aussi précieuse.

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