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Afro-presse (hebdomadaire)

Afropresse, l’Afrique à travers la presse allemande

Union africaine – CPI/Lubanga – Chine/Afrique

Le colonel Kadhafi au 8ème sommet de l'UA

Le colonel Kadhafi au 8ème sommet de l'UA

C’est tout d’abord le soulagement qui se lit cette semaine sous la plume des commentateurs après la tenue du 8ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Le sommet d’Addis Abeba s’est certes achevé sur de bien maigres résultats, mais au moins aura-t-il eu l’immense mérite, soulignent à l’unisson les journaux, d’empêcher, pour la seconde année consécutive, le président soudanais Omar El Béchir d’accéder à la présidence de l’organisation panafricaine. C’est avec une franchise inhabituelle, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung, que ce sommet de l’UA a attaqué le gouvernement soudanais. Alpha Oumar Konaré, le président de la commission de l’UA, et Ban Ki-moon, le tout nouveau secrétaire général de l’ONU, ont tous deux condamné clairement le refus de Khartoum de mettre fin à la guerre au Darfour. Les Africains punissent le Soudan, titre la Frankfurter Rundschau, qui note dans un éditorial que l'Union africaine n’est pas tombée si bas qu’elle en arrive à confier sa présidence au Soudan. Une telle décision n’aurait pas seulement ruiné la réputation de l’UA. Elle en aurait fait un objet de risée. Même son de cloche dans la Süddeutsche Zeitung pour qui le choix d’Omar el Béchir aurait ruiné la crédibilité de l’UA. Avec sa force de paix au Darfour, lUnion africaine veut être un médiateur sincère. En portant à sa tête le fauteur de guerre El Béchir, l’Afrique se serait tournée en ridicule. Mais ajoute le journal, le président soudanais sait affronter ce genre de revers. Il a appris à tromper et à humilier les Nations unies. En témoigne la querelle sur l’envoi de casques bleus de l’ONU au Darfour.

A La Haye, les juges de la Cour pénale internationale ont donné cette semaine le feu vert à l’ouverture du premier procès devant cette juridiction internationale depuis son entrée en fonction en juillet 2002. C’est Thomas Lubanga Dyilo, un ancien chef de milice de la République démocratique du Congo, qui aura le triste privilège d’être le premier inculpé à comparaitre. La Frankfurter Rundschau nous le présente comme un homme avare de ses mots. L’an dernier, lors des auditions, il s’en est tenu à la seule confirmation de son identité, et a confié tout le reste à son avocat. En tant que fondateur et chef de l’Union des Patriotes Congolais et de sa branche armée, les Forces patriotiques pour la libération du Congo, Thomas Lubanga, note le journal, aurait recruté de force, dans la province de l’Ituri, des milliers d’enfants âgés de 10 à 15 ans. Avec l’aide de l’Ouganda il a conquis en 2002 la ville de Bunia, et c’est à cette époque que se sont produits les pires des crimes reprochés à Lubanga. Les organisations de défense des droits de l’homme, souligne le journal, déplorent que l’inculpation ait uniquement retenu contre lui l’enrôlement forcé d’enfants-soldats, alors qu’il a aussi sur la conscience des massacres et des viols de masse. Mais avec les chefs d’inculpation actuels, Thomas Lubanga, s‘il est reconnu coupable, risque déjà la détention à perpétuité.

Le nouveau périple du président chinois en Afrique figure aussi en bonne place dans les colonnes des journaux allemands. Hu Jintao, écrit la Süddeutsche Zeitung, est à la recherche de matières premières. Et l’Afrique aime les Chinois car à la différence des anciennes puissances coloniales, ils s’abstiennent de donner des leçons. Les pays africains, note le journal, ont encore du mal à évaluer l’impact à long terme de la politique chinoise en Afrique. Les présidents et les ministres placent souvent d’immenses espoirs dans les relations avec la Chine. Une exception notoire, pourtant: celle du président sud-africain Thabo Mbeki qui met en garde contre un colonialisme chinois susceptible de mettre l’économie locale en danger. Enfin ceux qui en Afrique défendent la démocratie et les droits de l’homme sont plus sceptiques que les gouvernements, ajoute notre confrère. Il y a déjà des cas spectaculaires dans lesquels les Chinois appuient des régimes sans scrupules pour protéger leurs intérêts économiques ou étendre leur influence. Le Zimbabwe en est un exemple, ou encore le Soudan qui doit notamment à la Chine de pouvoir poursuivre brutalement sa guerre au Darfour. Avec son droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU, Pékin empêche toute pression musclée sur Khartoum.

  • Date 02.02.2007
  • Auteur Marie-Ange Pioerron
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