1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afro-presse (hebdomadaire)

Afropresse, l’Afrique à travers la presse allemande

RDC – Zimbabwe – Chine/Afrique

Cette semaine l’actualité africaine est plutôt traitée en ordre dispersé dans la presse allemande.

La République démocratique du Congo inspire à la Frankfurter Rundschau un article intitulé "Le Congo a besoin d’aide". Neuf mois après les élections un nouveau problème de réfugiés s’annonce dans le nord-est du pays, écrit le journal. Selon le Programme alimentaire mondial, 64 000 personnes, dans le Nord-Kivu, ont fui ces dernières semaines la reprise des combats entre miliciens et forces gouvernementales. Dans le sud de la province, ce sont peut-être même 100 000 personnes qui ont été chassées de leurs villages. Globalement pourtant, le PAM constate une évolution tout à fait positive au Congo. Il a même une vision dont il a discuté avec le nouveau gouvernement. Comme le déclare au journal le directeur du PAM au Congo, Charles Vincent, il devrait être possible que le Congo n’ait plus besoin d’aide alimentaire dans dix ans. Mais Charles Vincent demande aussi à la communauté internationale de ne pas relâcher maintenant son engagement. Ce ne serait pas le bon moment. Les Congolais sont impatients. Ils veulent voir les dividendes de la paix. Ils veulent envoyer leurs enfants à l’école, ils veulent des soins médicaux et ils veulent pouvoir se déplacer d’un endroit à l‘autre.

L’actualité africaine c’est aussi, et toujours ,le Zimbabwe.

La presse allemande continue de s’intéresser à ce pays, et cette semaine l’hebdomadaire Die Zeit nous livre un récit qui fait froid dans le dos. Récit d’un voyage à Bulawayo, le centre commercial et culturel du sud du Zimbabwe. Bulawayo qui, lit-on dans ce reportage, est devenue méconnaissable et fait l’effet, aujourd’hui, d’une ville fantôme. De rares voitures se faufilent dans les rues, qui ne s’animent que le soir, lorsque des milliers de personnes rentrent chez elles en une longue marche silencieuse. Le pain, l’huile, la farine de maïs, les médicaments, l’essence, tout manque. Un silence oppressant plane sur la ville, et la pays tout entier, note Die Zeit. La moindre étincelle de résistance est immédiatement étouffée par un pouvoir déchainé. Au cimetière central de Bulawayo, les tombes anonymes s’alignent les unes à côté des autres. Beaucoup de ces tombes frappent par leurs petites dimensions – les dernières demeures de nouveaux-nés. L’espérance de vie des hommes est tombée à 37 ans, celle des femmes à 34 ans, écrit Die Zeit.

Un autre hebdomadaire, le Spiegel, poursuit cette semaine sa série sur l’Afrique. Le thème choisi n’est peut-être pas des plus originaux, mais c’est comme on dit un thème porteur, qui interpelle de plus en plus les médias européens. Entendez par là la conquête de l’Afrique par la Chine. Après un long développement sur la présence chinoise en Zambie et la grogne qu’elle suscite chez les mineurs de cuivre, le Spiegel note qu’ailleurs aussi en Afrique le comportement des Chinois est source de mécontentement. Comme le déplore le politologue Alfredo Tijurimo Hengari, l’engagement de la Chine ne crée pratiquement pas d’emplois. Nous résolvons bien plutôt, souligne-t-il, les problèmes de la Chine en procurant des emplois à des travailleurs chinois dans notre propre arrière-cour. Pendant les dix premiers mois de l’année 2006, relève par exemple Der Spiegel, plus de 270 000 Chinois ont travaillé en Afrique. Plus de 100 000 d’entre eux s’y sont installés durablement, comme commerçants, paysans ou restaurateurs. La montée en puissance de la Chine en Afrique ne peut plus être stoppée. L’avenir dira si elle est bénéfique ou fatale pour le continent. Pour l’instant, estime le journal, tout dépend surtout de la capacité des Etats africains à exploiter les chances gigantesques qui s’offrent à eux. S’ils sont en mesure de vendre leurs matières premières à un juste prix et d’investir l’argent dans leur propre développement, ils pourraient renoncer sans regret à l’aide des pays industriels.

Enfin la presse allemande s’intéresse aussi aux préparatifs de la prochaine Coupe du monde de football, celle de 2010, en Afrique du sud. Le Tagespiegel de Berlin nous révèle que Danny Jordan, le chef du comité d’organisation sud-africain, est furieux. Voilà que Joseph Blatter, le président de la FIFA, a déclaré que d’autres pays pourraient être envisagés pour accueillir cette prochaine Coupe du monde si l'Afrique du sud ne parvenait pas à relever le défi. Et le fait est, souligne le journal, que les choses avancent lentement. C’est à Durban que les travaux sont le plus avancés. Mais se procurer du béton en Afrique du sud devient de plus en plus difficile, beaucoup d’autres travaux d’infrastructures sont en cours. Il faut donc importer du béton, et cela peut entraîner des retards car les ports sont déjà presque à la limite de leurs capacités. Cela dit, poursuit le journal, ce n’est pas tant la construction des installations qui donne des cauchemars aux responsables sud-africains. Ce sont bien plutôt les secteurs périphériques, comme les transports, l’approvisionnement en électricité et la sécurité. Le président Thabo Mbeki, note encore le Tagespiegel, ne cesse de promettre "la plus belle compétition qu’ait jamais connue la FIFA". Mais sans pression, comme celle de Joseph Blatter, les délais seront difficiles à tenir d’ici à l’été 2010.

  • Date 04.05.2007
  • Auteur Marie-Ange Pioerron
  • Imprimer Imprimer cette page
  • Permalien http://p.dw.com/p/C2jB
  • Date 04.05.2007
  • Auteur Marie-Ange Pioerron
  • Imprimer Imprimer cette page
  • Permalien http://p.dw.com/p/C2jB
default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !