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Afrique

Affrontements intercommunautaires en Guinée

Le président Alpha Condé a appelé au calme après des violences dans les localités de N'Zérékoré et Koulé, dans le sud-est de la Guinée. Selon un dernier bilan, les affrontements ont fait 54 morts et 80 blessés.

Il n'y a pas qu'à Conakry que la police doit intervenir en ce moment : la grande ville du sud-est, N'zérékoré, est secouée par des violences entre communautés Konianké et Guerzé

Il n'y a pas qu'à Conakry que la police doit intervenir en ce moment : la grande ville du sud-est, N'zérékoré, est secouée par des violences entre communautés Konianké et Guerzé

"Cinquante-quatre corps identifiés" ont été dénombrés à l'hôpital central de N'Zérékoré, grande ville du sud-est de la Guinée qui a été le théâtre pendant deux jours de violences inter-ethniques. C'est ce que rapporte l'AFP en fin de journée, s'appuyant sur le témoignage d'un médecin. Celui-ci évoque d'autres corps non identifiés à la morgue.

Retour au calme

Depuis l’instauration du couvre-feu et le déploiement des forces de l’ordre sur place, les violences ont apparemment cessé à N'Zérékoré et Koulé, une localité située à une trentaine de kilomètres où des membres des communautés Guerzé et Konianké se sont affrontées en début de semaine. Ce matin, une accalmie a été constatée, comme en témoigne Théodore Loua, responsable local de l'organisation guinéenne des Droits de l'homme.

« Le couvre-feu qui a été décrété depuis avant hier est toujours en vigueur. Les militaires continuent de quadriller la ville afin de disperser tous les groupements de jeunes. Mais la crainte persiste encore parce que chacun est sur ses gardes, chacun est sur la défensive devant sa maison. »

Une délégation gouvernementale conduite par deux responsables de l'armée originaires de la région s'est rendue sur place pour tenter une médiation entre les deux communautés. Une initiative du président guinéen Alpha Condé qui a par ailleurs lancé un appel au calme.

Des violences récurrentes

Entre Konianké et Guerzé, le conflit ne date pas d'hier. Selon un habitant de N'Zérékoré, « en 2011 il y a eu au moins une vingtaine de morts de la communauté Konianké, des gens ont été jugés et puis relâchés ensuite. » Souleyman Bah, président de la Coordination guinéenne des droits de l’homme craint que ce genre de violences prenne à l’avenir plus d’ampleur. « Les deux communautés s'affrontent depuis des décennies. Il y a un risque la contamination à d'autres régions. »

Théodore Loua partage cette inquiétude. Il s’étonne de l’ampleur pris par les événements. Tout serait parti d’un accrochage entre des jeunes Konianké et des gardiens d’une station service d’appartenance Guerzé. « Chaque fois qu'il y a une altercation entre deux personnes d'ethnies différentes, on imprime à ces événements une couleur ethnique. Le cas présent a commencé à Koulé et on est étonné de voir que cela se répercute dans la commune urbaine, avec des maisons incendiées dans des violences inter-ethniques. »

Le président Alpha Condé a pour sa part appelé au calme et assuré que la lumière sera faite sur ces affrontements qui surviennent alors que la Guinée s'achemine vers des élections. Le scrutin, dont la date a finalement été fixée au 24 septembre après avoir été maintes fois reporté, devrait se tenir après plusieurs mois de contestation et d'affrontements sur fond de rivalités ethniques.

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