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Afrique

Affaire Khalifa Sall, ses partisans dénoncent un procès politique

Le maire de Dakar, Khalifa Sall a été entendu ce vendredi par la justice pour détournement de fonds publics, d'association de malfaiteurs et  de blanchiment de capitaux.

Il est très difficile - pour ne pas dire impossible - de dissocier l'affaire Khalifa Sall d'une machination politique, selon ses avocats. L'Etat sénégalais accuse le maire de Dakar d'avoir détourné l'argent de la caisse d'avance - qui est une caisse de la mairie de la capitale. Selon l'accusation, Khalifa Sall aurait retiré 30 millions de FCFA par mois de cette caisse, sans justification aucune.

Mais les experts sont partagés. Comme ce ne sont pas des fonds politiques, ils estiment que le maire doit produire des pièces comptables des dépenses effectuées en faveur de la municipalité. Mais ils précisent par ailleurs, qu'en la matière, les textes prévoient clairement que la caisse d'avance est à la disposition du maire. Il reste que l'arrestation et l'inculpation du maire de Dakar rappellent le cas Karim Wade, le fils de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade. C'est en tout cas ce que pense,  Dr. Abdoulaye Dièye, professeur d'université à Cheikh Anta Diop de Dakar. 

Karim Wade Minister Sengal Prozess Anklage 2013 (picture-alliance/AP)

Karim Wade, le fils de l'ancien président Abdoulaye Wade

 Les partisans du Maire de Dakar exigent sa libération pure et simple

C'est ce qu'ont fait aussi savoir les avocats du maire de Dakar et les membres de l'Association internationale des maires francophones dont Khalifa Sall est le secrétaire général. Les avocats de Khalifa Sall vont essayer de “démonter” les accusations d'association de détournement de derniers publics et d'escroquerie. Escroquerie, parce que lors des enquêtes, le maire de Dakar aurait déclaré avoir utilisé les 30 millions de FCFA pour acheter du riz et du mil. Sauf que l'agent qui était chargé de réceptionner ces denrées a déclaré n'avoir rien reçu. Pour conclure, on peut selon plusieurs juristes sénégalais, douter du qualificatif de "détournement de deniers publics" dans ce dossier.  En effet, selon la loi sénégalaise, si un citoyen est accusé de détournement de deniers publics, il doit aller directement en prison.  

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