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Afrique

Accord entre le Niger et Areva

Le Niger et Areva, le géant français du nucléaire ont signé lundi un accord de partenariat stratégique. Ledit accord garantit l'exploitation des mines d'uranium d'Arlit et d'Akouta, situées dans le nord du pays

La mine d'Arlit peut continuer à être exploitée par la Cominak

La mine d'Arlit peut continuer à être exploitée par la Cominak

Si le gouvernement a salué la signature de cet accord, qualifié de « gagnant-gagnant », plusieurs clauses de ce partenariat suscitent des polémiques dans le pays.

Areva a accepté que la loi minière de 2006 soit appliquée à la Somaïr et la Cominak, les deux sociétés qui exploitent les mines du Niger, sous la houlette d'Areva.

Les Nigériens ont manifesté plusieurs fois contre l'accord entre leur pays et Areva, qu'ils jugent désavantageux

Les Nigériens ont manifesté plusieurs fois contre l'accord entre leur pays et Areva, qu'ils jugent désavantageux

Selon les termes de l'accord, l'application de la loi de 2006, qui règlemente l'exploitation de l'uranium et les profits des differentes parties, fera croître la taxation sur le minerai. Aussi, les deux sociétés affiliées à Areva, la Somaïr et la Cominak seront-elles exemptées de TVA.

Une clause que dénonce Nou Arzeka, membre du collectif « Sauvons le Niger », une plateforme de la société civile nigérienne: « Le gouvernement du Niger n'a pas été capable de leur imposer cette TVA, parce que le Niger est depuis 2012 un pays producteur et exportateur de pétrole. Or, maintenant qu'on n'importe plus la TVA, celle-ci est en principe applicable sur tous les produits de consommation intérieure. »

Encore des sujets qui fâchent

Autre sujet de controverse, le nouveau report de l'exploitation de l'énorme gisement d'Imouraren. Selon les prévisions, ce minerai devrait permettre l'extraction d'au moins 5000 tonnes d'uranium par an. Cependant, Areva accepte de financer quelques projets de développement. Mais pas totalement.

Le directeur d' Areva, Luc Oursel, lors de la signature à Niamey

Le directeur d' Areva, Luc Oursel, lors de la signature à Niamey

Là également, l'Etat du Niger s'est fait « grugé » par le groupe français, estime Souley Agi. Il est professeur de sciences politiques à l'université Abdou Moumouni' de Niamey.

« La réalisation de la route de Tawa à Arlit à laquelle Ariva va contribuer à hauteur de 90 millions d'euros n'était pas prévue. Il était question que l'État demande à Areva de financer entièrement ce tronçon là. C'est un manque à gagner pour l'État. Ensuite, ce sont des questions sanitaires et environnementales. Là aussi, il n'y a pas de chiffres assez précis pour pouvoir montrer si Areva va devoir participer.»

Areva emploie en ce moment quelque six mille travailleurs au Niger. Selon des estimations, sa participation au budget du Niger a doublé en 2012, pour atteindre neuf milliards d'euros.

Un accord qui tombe à point ?

La signature de ce partenariat stratégique vient mettre un terme à plusieurs mois de bras de fer entre Paris et Niamey. Mais à travers ce compromis, le gouvernement nigérien ne veut-il pas détourner l’attention de l’opinion sur la tension latente dans le pays ? C’est une des questions qu’Eric Topona, a posées au journaliste nigérien Sedick Abba, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Jeune Afrique. Écoutez sa réponse ci-dessous.

Écouter l'audio 01:46

« L'accord est l'aboutissement de 18 mois de négociations difficiles »

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