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Afrique

Abuja au chevet du Mali

Les chefs d'Etat et de gouvernement ouest-africains se sont engagés, à Abuja, au Nigeria, à envoyer 3300 soldats dans le nord du Mali. Leur objectif : reconquérir la région occupée par différents groupes armés.

D'entrée de jeu, les dirigeants africains ont voulu se montrer fermes tout en restant évasifs. Chasser les islamistes armés du nord du Mali passe par l'option militaire, a affirmé le président nigérian Goodluck Jonathan en guise d'ouverture de ce sommet extraordinaire. Une solution négociée et rapide permettra, selon le président ivoirien Alassane Ouattara, par ailleurs président en exercice de la Cédéao, de conduire "une intervention militaire apaisée et de mieux identifier les cibles et les terroristes à combattre".

Westafrikas Staatschefs bei ECOWAS Summit

Boni Yayi (Bénin), Blaise Compaore (Burkina Faso) et Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire)

Pour les dirigeants africains, l'objectif de cette réunion à Abuja est de valider le projet d'intervention préparé par leurs ministres de la Défense et des Affaires étrangères. Ces derniers proposent d'envoyer 5.500 soldats originaires des pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest. Mais pas seulement. Selon une source au sein de l'organisation, il est aussi question d'inclure des ressortissants d'autres pays africains, hors Cédéao. Par ailleurs, entre 200 et 400 militaires européens seraient chargés de la formation des bataillons sur le terrain. Une fois adopté, le plan doit être transmis avant la fin du mois au Conseil de sécurité de l'ONU, via l'Union africaine.

Les voisins du Mali toujours divisés

Outre la Côte d'Ivoire qui a elle-même des troupes onusiennes sur son sol et le Sénégal, déjà contributeur dans d'autres missions sur le continent, la Mauritanie et l'Algérie sont assez hostiles à une intervention. Tous préfèrent privilégier le dialogue politique. Ce week-end, Alger a reçu le soutien de la Tunisie a ce propos. Son président Moncef Marzouki a estimé qu'une intervention militaire ne devait être envisagée qu'en dernier recours.

Mali Demonstration Demonstrant Transparent Menschen Gruppe Bamako

L'option militaire fait encore grincer des dents

Les Européens prudents

Quant aux Européens, s'ils soutiennent les initiatives régionales, ils s'en tiendront au soutien logistique et financier. Le président français François Hollande a réaffirmé que la France n'interviendrait pas directement au Mali mais aurait "le devoir" d'être aux côtés des Africains s'ils décidaient de pencher pour l'option militaire. Les ministres français et allemand des Affaires étrangères, Laurent Fabius et Guido Westerwelle, ont eux appelé l'Union européenne à soutenir "le déploiement et l'engagement d'une force internationale au Mali". Rendez-vous le 15 novembre à Paris pour définir les contours d'une mission européenne d'entraînement des forces africaines.

Ecoutez l'avis du président nigérian, Goodluck Jonathan, et de Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao, Alassane Dramane Ouattara, François Hollande, Mahamadou Issoufou, Abuja

Écouter l'audio 00:40

"Nous attendons le feu vert des Nations Unies..." Alassane Dramane Ouattara

Écouter l'audio 00:19

"Cette intervention nous devons la faire pour éviter des conséquences coûteuses" Goodluck Jonathan

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