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Afrique

A peine ouvert, déjà ajourné

En Libye, le procès de 36 proches de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi a été de nouveau reporté peu après son ouverture au 27 avril. Deux des fils Kadhafi figurent parmi les prévenus. Ce procès est un "test" pour la Libye.

Inauguration du nouveau palais de justice à Tripoli en 2012

Inauguration du nouveau palais de justice à Tripoli en 2012

Ce procès servira de "test" dans le sens où il montrera ou non, la capacité de l'Etat libyen de contrôler le pays, encore très fragile sur les plans politique et sécuritaire.

Deux poids lourds jugés par contumace

En dehors de Seif al-Islam et de Saadi Kadhafi, plusieurs poids lourds de l'ancien régime figurent parmi les accusés : on peut citer l'ex-chef des renseignements Abdallah al-Senoussi et le dernier Premier Ministre de Mouammar Kadhafi qui s'appelle Bagdadi Al-Mahmoudi.

Inculpés en octobre dernier, ils sont accusés d'avoir participé à la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin à l'ancien régime en 2011. Mais de nombreux problèmes se posent à ce procès qui devrait se tenir à Tripoli. Certains des accusés sont détenus à Zenten, c'est le cas de Seif al-Islam, ou encore à Misrata. Par aileurs, tous les accusés n'ont pas d'avocats car prendre la défense de proches de Kadhafi comporte des risques. C'est pourquoi même les organisations de défense des droits de l'Homme sont sceptiques, à l'instar de Magdalena El Mughrabi, experte de la Libye à Amnesty International à Londres :

«Par exemple, l'ex-chef des renseignements Abdallah al-Senoussi n'a pas réussi à avoir accès à un avocat. En règle générale, on fait face à un environnement qui est très violent, où les avocats, les procureurs ou les juges eux-même sont menacés, intimidés très ouvertement. Alors souvent, en tant qu'Amnesty International, nous avons de très sérieux doutes.»

Une justice équitable est-elle possible?

Le procès avait déjà été reporté une première fois. Il devait s'ouvrir initialement le 24 mars dernier. Les efforts de reconstruction et l'élection d'un parlement, la Libye est encore un pays à terre. La sécurité reste entre les mains de milices rivales.

Ces milices qui se combattent sont l'illustration du chaos qui règne encore dans ce pays où le Premier Ministre nommé il y a quelques jours vient de démissionner. Abdoullah al-Thinni réagit ainsi à une agression dont sa famille et lui ont été victimes. Al-Thinni, proche des islamistes a été nommé en remplacement d'Ali Zeidan qui représentait le courant libéral. Il faut dire que chaque camp s'appuie sur une milice armée. A cela s'ajoute les multiples revendications autonomistes qui font reculer considérablement l'espoir d'un Etat libyen unique et qui a le monopole de la force armée.

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