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Vu d'Allemagne

A bon entendeur ...

A la Une des journaux : le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain et la candidature de la Française, Christine Lagarde, à la tête du Fonds monétaire international.

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Manifestation devant la Maison Blanche lors de la visite de Benjamin Netanyahu

Si l'on avait encore besoin d'une image forte pour montrer à quel point les relations israélo-américaines sont perturbées, la prestation acclamée de Benjamin Netanyahu devant le Congrès en est une, écrit die Tageszeitung. Quel autre chef de gouvernement étranger peut se permettre de heurter à ce point le président de la plus grande puissance mondiale tout en se faisant acclamer par les parlementaires américains ? Rationnellement, l'ovation ne peut s'expliquer que par le fait que de nombreux députés ne veulent et ne peuvent pas se couper de leurs électeurs et de leurs sponsors pro-israéliens avant les élections de l'an prochain. Pour le Proche-Orient en revanche, ce discours n'annonce rien de bon, estime le quotidien. Benjamin Netanyahu a clairement fait comprendre qu'il n'était pas intéréssé à une vraie paix avec les Paelstiniens. Lorsque, dès le départ, on dit non à toutes leurs exigences et que par ailleurs on s'applique à dresser sans-cesse de nouveaux obstacles, on ne peut sérieusement prétendre être prêt à faire des "compromis douloureux".

Benjamin Netanjahu Premierminister Israel

Sous les applaudissements

Pas de retour aux frontières d'avant 1967, pas de partition de Jérusalem et pas de droit de retour pour les Palestiniens. Pour die Welt, la position de Benjamin Netanyahu peut être considérée comme entêtée et intransigeante. Il n'en reste pas moins que, dans son pays, beaucoup pensent comme lui. Ce serait une grosse erreur de croire que le conflit israélo-arabe est lié aux révoltes et aux changements du monde arabe et qu'il doit, par conséquent, se régler, comme eux, rapidement. Les rouages du Proche-Orient tournent différement.

Christine Lagarde

Christine Lagarde, la ministre des Finances française, a annoncé sa candidature mercredi

La Frankfurter Allgemeine Zeitung se penche, elle, sur la candidature de Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international. Outre le fait que le journal regrette que l'Allemagne n'ait personne à proposer pour le poste, la FAZ remarque également que si cette candidature est retenue, elle conforterait les pays émergents et en voie de développement qui estiment être sous-représentés dans les organisations internationales. Cela dit, les Américains et les Européens étant les plus gros bailleurs de fonds du FMI, pourquoi ce dernier échapperait-il à la règle qui vaut partout ailleurs à savoir celui qui paye est aussi celui qui décide. La Süddeutsche Zeitung estime au contraire qu'il est justifié que des pays come la Chine, l'Inde ou le Brésil veuillent bousculer la tradition. Peut-être fermeront-ils, cette fois encore, les yeux, mais cela aura forcément un prix. Ceux qui pensent que Madame Lagarde pourra mettre les intérêts des Européens au-dessus de tout, se fourvoient.

Auteur : Konstanze von Kotze
Edition : Sébastien Martineau

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